Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Par une mise en scène du racisme et des discriminations, mais aussi par une tonalité politique sans cesse réaffirmée, la nouvelle « Dans la nuit » est constitutive d'une œuvre engagée et dédiée à l'expérience des Noirs dans des sociétés caucasiennes.
Les éditions Autrement publient une nouvelle édition de leur Atlas des premières colonisations. Le spécialiste de l'histoire de l'esclavage Marcel Dorigny, aidé en cela par les cartes de Fabrice Le Goff, revient sur l'expansion des Européens en dehors de leurs frontières du XVe au XIXe siècle.
Quatorzième tome d'une série remarquable, « Le procès de Krang » (HiComics) nous transporte dans la dimension X, où s'apprête à être jugé le plus effroyable des Utroms.
Historien et responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, Georges Bensoussan publie aux éditions Autrement, avec le précieux concours de la cartographe Mélanie Marie, la seconde édition d'un Atlas de la Shoah particulièrement clair et précis.
Les éditions Delcourt publient Un été cruel, d'Ed Brubaker et Sean Phillips. Ce récit sépulcral, dans lequel fourmillent les personnages négatifs, prouve une nouvelle fois que le tandem américano-britannique est au sommet de son art.
The Worst of the Suicide Squad prélude au film de James Gunn en nous présentant les personnages-phares qui y seront mis en scène. Cette compilation d'histoires, dont certaines demeurent inédites en langue française, est l'occasion de prendre le pouls de super-vilains parfois méconnus.
Spécialiste de littérature américaine et de Gertrude Stein, Chloé Thomas publie aux éditions CNRS un ouvrage consacré à la poésie américaine du XXe siècle.
L'intérêt porté à Arsène Lupin a redoublé à l'occasion de la sortie sur Netflix de la série-événement Lupin, dans l'ombre d'Arsène. Spécialiste d'Astérix et de Bob Morane, Philippe Durant en profite pour s'épancher sur le personnage, sa « mythologie » et les œuvres dans lesquelles il apparaît.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.