Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Les éditions La Fabrique publient Rester barbare, de la journaliste Louisa Yousfi. Altérité, stéréotypisation, rapports de domination, émancipation forment le cœur battant d'une réflexion dense, résultant d'une plume portée à incandescence.
Le scénariste Jérôme Le Gris et le dessinateur et coloriste Nicolas Siner s'associent à l'occasion de la série Lord Gravestone, dont l'excellent premier tome, « Le Baiser rouge », vient de paraître aux éditions Glénat.
Journalistes d'investigation connus pour avoir égratigné l'image des trois derniers présidents de la République, Gérard Davet et Fabrice Lhomme racontent leurs enquêtes à travers une bande dessinée bien nommée L'Obsession du pouvoir, et mise en images par Pierre Van Hove.
Avec Les Antres, paru aux éditions Delcourt, le scénariste et dessinateur Éric Puybaret fait étalage d'une poésie peu commune. Celle-ci a la particularité de se projeter sur l'au-delà, exposé au gré des tâtonnements d'un jeune héros mort dans la naufrage de son voilier.
Le journaliste Can Dündar et le dessinateur Mohamed Anwar, deux opposants notoires au régime autoritaire turc, publient aux éditions Delcourt, dans la collection « Encrages », une biographie illustrée du président de la République de Turquie Recep Tayyip Erdogan.
« Visions de violence » paraît aux éditions Urban Comics. Mariko Tamaki et Dan Mora y mettent aux prises un Batman diminué et un individu porteur d'un parasite poussant ceux qui en sont atteints à des accès de rage incontrôlés.
Par sa densité plus que par ses rebondissements, la série Joker Infinite démarre sur les chapeaux de roues. « La Chasse au clown » voit en effet le scénariste James Tynion IV et le dessinateur Guillem March enrôler Jim Gordon en tant que personnage principal et narrateur, lancé aux trousses d'un super-vilain qui ne cesse de l'obséder : le Joker, coupable de s'en être pris plusieurs fois à sa famille.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.