Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Marty Supreme, Coutures, Kiss of the Spider Woman : du ping-pong synthétique à l’orgue sous les paillettes
Jonathan Fanara·Sorties Dvd-Blu-Ray« Yomeddine » : Beshay de roiLa sortie DVD de "Yomeddine" est l'occasion de redécouvrir ce premier long métrage de A.B. Shawky, narrant une histoire filiale poignante, mais aussi les traumatismes de l'Egypte contemporaine, le tout sur fond d'ostracisme et de quête des origines.
Jonathan Fanara·DossiersCette Nouvelle Vague qui nous a tant ballottés…La Nouvelle vague a influencé des générations entières de cinéastes. Elle a révolutionné les méthodes de production du cinéma français, donné vie à la politique des auteurs, installé au panthéon des réalisateurs tels que François Truffaut ou Jean-Luc Godard, offert au septième art quelques-uns de ses plus grands films. Retour sur les origines d'un mouvement imprescriptible...
Jonathan Fanara·Sorties Dvd-Blu-Ray« Le Soldat de boue » : tranchées dans le vifLe peintre Mathurin Méheut décrit les horreurs de la Première guerre mondiale à travers ses dessins et la correspondance qu'il entretient avec Marguerite, son épouse. Dans ce documentaire, le spectateur entrevoit le conflit à travers ses yeux et croquis, mais aussi par le biais d'un verbe, celui des lettres, tour à tour horrifiant et fort de la tendresse qu'il éprouve vis-à-vis de sa compagne.
Jonathan Fanara·Critiques filmsInterviews« Chicken of the Dead » : le voleur et la volaille« Chicken of the Dead » est un exercice graphique d'excellente facture : en dix minutes à peine, Julien David nous immerge dans l'envers cauchemardesque de l'industrie agroalimentaire. Dans le sillage de Bernard Lepique, patron sans scrupules, on découvre tour à tour un maire complaisant, des consommateurs ahuris et un capitalisme générateur de chaos - mais certainement pas d'états d'âme.
Jonathan Fanara·Films Classiques« Mother » : les liens du sangDans "Mother", Bong Joon-ho raconte le combat forcené d'une mère pour sauver son fils de la prison. Il interroge les limites de la moralité, les liens filiaux, mais aussi une société sud-coréenne en proie à ses propres démons...
Jonathan Fanara·Sorties Dvd-Blu-Ray« La Fiction au pouvoir » : Jacques Rivette en trois expériences cinématographiquesCarlotta Films nous permet de redécouvrir Jacques Rivette à travers un coffret intitulé "La Fiction au pouvoir". Au menu : Duelle, Noroît et Merry-Go-Round, trois longs métrages méconnus faisant la part belle à l'imaginaire et aux séquences longues. Si le pouvoir de fascination du cinéaste français demeure intact, ses films, assez radicaux dans leur démarche, souffrent d'un manque de rythme et d'enjeux.
Jonathan Fanara·Sorties Dvd-Blu-RayHarlots, un regard (en Blu-ray) sur la prostitution à l’époque georgienneHarlots procède par immersion : dans l'Angleterre georgienne, au sein du milieu de la prostitution, à l'intérieur de deux maisons closes rivales. Là-bas, outre les querelles sans merci animant deux matriarches obstinées, le spectateur découvre des plaies familiales béantes, des rapports au sexe et aux femmes révélateurs, mais aussi la résilience de femmes dont le seul tort est d'être mal nées.
Jonathan Fanara·Films ClassiquesL’Homme à la caméra, une réalité rehaussée par l’imageC'est un film-somme. L'Homme à la caméra contient à peu près toutes les techniques cinématographiques connues en 1929. Avec un sens de l'image porté à incandescence, Dziga Vertov transporte le spectateur à Odessa, Kiev ou Moscou, y capture des scènes de la vie quotidienne, érige la ville en personnage à part entière et réalise l'une des plus remarquables mises en abîme de l'histoire du cinéma.
Jonathan Fanara·DossiersLa ville au cinéma, un personnage à part entière ?On la trouve en sous-texte dans n'importe quel bout de péloche : la ville est un lieu d'action, un cadre spatiotemporel, le révélateur d'un milieu ou d'une fonction, un élément qui amorce l'intrigue ou lui donne corps. De Fritz Lang à Hayao Miyazaki en passant par Martin Scorsese ou Woody Allen, nombreux sont les cinéastes à l'avoir exploitée et érigée en personnage à part entière. Elle est tour à tour chiche, grandiose, contemporaine, futuriste, délabrée, high-tech, surpeuplée ou vidée de ses forces vives.
Jonathan Fanara·Films ClassiquesScarface : un peu des Borgia, beaucoup d’Al Capone, entièrement indispensableScarface n'est pas seulement un classique du film de gangsters ayant inspiré des générations entières de cinéastes. C'est plus qu'un relief dans l'immense carrière d'Howard Hawks. C'est un monument de la mise en scène, l'écrin idoine de personnages aux déviances multiples, le révélateur d'une puissance mafieuse en extension constante... Et sans doute, cela va sans dire, un des plus grands films de l'histoire du cinéma.
Jonathan Fanara·Critiques filmsDragons 3, l’épanouissement d’HaroldC'est le dernier acte d'une trilogie entamée il y a dix ans. Dragons 3 questionne à nouveau l'amitié et la place de l'homme dans la nature, mais affranchit cette fois ses deux principaux protagonistes, le jeune viking Harold et sa Furie nocturne, dans une trajectoire personnelle et familiale aux mimétismes troublants. Grâce à la technologie baptisée MoonRay, un écrin visuellement bluffant, aux détails saisissants, vient porter des enjeux pluriels tels que l'amour, l'identité et la quête de sécurité.
Jonathan Fanara·Films ClassiquesLa Dernière Séance (The Last Picture Show), le pessimisme en héritageLa Dernière séance, c'est en quelque sorte l'antidote aux usines à rêves hollywoodiennes : jeunesse lasse et sans perspectives, géographie du désespoir, libertés offertes par la fin du Code Hays en contradiction directe avec les nombreuses entraves qui maintiennent leur emprise sur les personnages... Peter Bogdanovich réalise le film le plus pessimiste du Nouvel Hollywood avec un classicisme quasi suranné.
Contributeur articles·DiversComfort Bets : pourquoi parier sur son équipe favorite reste irrationnel… mais irrésistible