Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Les éditions Urban Comics publient le premier Batman Chronicles, consacré à l'année 1987. Il rassemble dans leur ordre chronologique un ensemble de récits mettant en scène le Chevalier noir. Un travail éditorial enrichi par les commentaires additionnels de l'éditeur ou des artistes à l'œuvre, mais aussi par des extraits de courriers de lecteurs.
Les éditions Delcourt publient le one-shot Blacking Out, de Chip Mosher et Peter Krause. On y suit les pérégrinations d'un ex-flic chargé d'enquêter sur un meurtre pour le compte d'un avocat peu scrupuleux.
Les éditions Soleil publient, dans la collection « Noctambule », Le Serpent à deux têtes, du scénariste et dessinateur Gani Jakupi. Le récit s'appuie sur des événements réels : le bagnard britannique William Buckley s'est évadé au début des années 1800 d'un camp de prisonniers installé en Australie et a fini son périple en intégrant une communauté aborigène qui l'a amalgamé à un héros local disparu.
Adapté d'une nouvelle de Joe Hill, The Cape revisite le mythe du super-héros en érigeant un loser aux failles psychologiques béantes en une sorte de terroriste capé.
Les éditions Delcourt publient Lucien, de Guillaume Carayol et Stéphane Sénégas. Personnage-titre, ce modeste balayeur personnifie la marginalité et la simplicité, mais voit son comportement affecté par les méchancetés environnantes.
Retour sur quelques nouveautés marquantes en BD datées de mai et juin 2022. Au programme : Tony : L'Enfant des rivières, Les Minions (tome 5 et 6), Estampillage, Donald et la mission Jupiter ! et Little Katherine Johnson.
Les admirateurs francophones de la série Spawn, initiée il y a trente ans par l'excellent Todd McFarlane (ex-Spider-Man et Hulk), ont de quoi être ravis : les éditions Delcourt leur proposent rien de moins qu'un album anniversaire de grande taille (416 pages, 18.9 x 28.4 x 3.9 cm), comprenant les quinze premiers chapitres de la série (en ce y compris les épisodes dont la parution étaient contrariées par des problèmes de propriété intellectuelle), ainsi que des planches augmentées des commentaires additionnels du scénariste et dessinateur canadien.
Les éditions Dupuis publient Saison de sang, du scénariste Si Spurrier et du dessinateur Matias Bergara. Initialement divisé en quatre parties, ce récit entièrement muet, d'une grande inventivité visuelle, se révèle à la fois haletant et fascinant.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.