Jean-Paul Toorop

Paris brûle-t-il ? Le jour le plus long du cinéma français

Une superproduction qui fait jeu égal avec ses homologues américains. Mais nous dresse surtout une vision des évènements de la France gaullienne.

« The long goodbye » : retour vers le passé pour Philip Marlowe

Il s’agit d’une adaptation de l’œuvre de Raymond Chandler aussi tardive que singulière par un cinéaste américain à l’apogée de sa carrière. Un film singulier qui en dit sans doute plus sur son époque que sur l’univers du célèbre romancier.

Lone Star, une ville très tranquille face à son passé

Le plus singulier des cinéastes américains pose un regard désabusé et contemplatif sur la vie quotidienne d’une petite ville frontalière des Etats-Unis et passe en revue différents thèmes humains sensibles. Il en résulte un film inclassable et très caractéristique de son auteur.

Frenzy, la mort était toujours aux trousses d’Alfred Hitchcock

Hitchcock revient à son genre de prédilection pour son avant-dernier film en adoptant les éléments en vogue durant cette décennie. Le film, Frenzy, sort alors que l’influence du géant britannique s’est imposée, y compris auprès de cinéastes majeurs.

Gallipoli ou la perte de l’innocence australienne

Gallipoli, un film de guerre traitant davantage des rapports humains et de l'apprentissage que de la guerre par une équipe australienne alors prometteuse portant le cinéma de leur pays.

Le Point de non-retour (Point Blank) de John Boorman : Critique du film

Quand un réalisateur mythique s’attelle à l’adaptation d’une nouvelle policière sombre et pessimiste, il produit un polar désabusé annonciateur de ce qu’allait être la décennie suivante au cinéma.

Critique du film « Le Jour le plus long »

Pas moins de quatre réalisateurs et une pléiade de stars se sont rassemblés pour donner vie à ce monument du film de guerre qui demeure encore aujourd’hui un classique indépassable. Le déroulé de l’opération Overlord y est raconté avec minutie, précision et grand spectacle à l’ancienne.

Critique : Cendres et Diamant, d’Andrzej Wajda

Andrzej Wajda, patron du cinéma polonais, clôt sa trilogie de la résistance nationale sous l’occupation allemande avec Cendres et diamant, un film-témoignage devenu une étape charnière du cinéma d’Europe de l’Est dans le contexte de la déstalinisation et de l’affirmation nationale dans le Bloc de l’Est.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.