Jean-Paul Toorop

Ils aimaient la vie (Kanał), un film de Andrzej Wajda

Le réalisateur le plus emblématique de Pologne s'empare d'un sujet brûlant de l'histoire de son pays dont il fut lui-même un participant pour réaliser le deuxième volet d'une trilogie de la guerre. Poignant, tragique et mystérieux, Ils aimaient la vie (Kanał) synthétise magnifiquement le cinéma de son auteur.

L’Adieu au roi de John Milius : critique du film

Quand un officier de l'armée américaine rencontre une population traditionnelle dans une jungle reculée en pleine Guerre du Pacifique, sa vie et le destin de ce peuple sont bouleversée. Un destin individuel hors norme mêlé à la grande Histoire humaine.

Runaway train d’Andrei Konchalovsky (1985), Le train ne sifflera jamais

Il y a des films dont l’origine est pour le moins surprenante, surtout quand on connaît la genèse de leur conception et, plus encore, la société de production qui leur a permis de voir le jour.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.