Fabrice Eboué s'empare d'un sujet de société à travers une comédie à l'humour mordant et aux dialogues sacrilèges, portée par le trio Guillaume de Tonquédec, Jonathan Cohen et Ramzy Bédia
Si vous ne savez pas quoi voir ce week-end, rattraper votre retard avec l'inratable Blade Runner 2049, le grand film de science-fiction par Denis Villeneuve. Ou bien faites-vous plaisir avec la comédie de la semaine, Le Sens de la Fête par les réalisateurs d'Intouchables et de Nos Jours Heureux. Moins rigolo, mais plus grinçant, Michael Haneke revient avec Happy End avec une flopée de bons acteurs. Enfin, le documentaire de la semaine est Latifa, le coeur au combat, poignant et nécessaire.
Cette semaine au cinéma : le retour horrifique de Ça a-t-il convaincu ou n'est-il qu'un vulgaire film d'horreur pour pré-ado ? Le film russe Faute d'Amour méritait-il vraiment son prix du jury à Cannes ? Guillaume Canet est-il bon sans scénario dans Mon Garçon de Christian Carion ? Nos réponses
Cette semaine au cinema : l'histoire d’une passion tragique hors norme avec Nos Années folles d'André Téchiné. Puis plongez dans le Queens des défoncés avec Good Time, un trip viscéral sous acide porté par un R. Pattinson qui déchire l’écran, continuez avec Mother! une œuvre déroutante et accrochez vous à vos sièges avec Barry Seal incarné par un Tom Cruise s’éclatant pour atterrir avec la satire britannique, The Party, dans une fête qui vire aux petits meurtres entre amis.
Une Jeanne d'Arc dansant à la fois sur le son d'un long poème médiéval chanté en yaourt, et sur celui d'une bande son death-breakcore-baroque. A voir pour entrer dans la folie ambiante, ou pour s'en préserver.
Entre Wind River le western moderne, Petit paysan, une fiction agricole à la mise en scène onirique, en passant par l'anticipation avec Seven Sisters, cette semaine il y en a pour tous les goûts.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.