Si ce feu sacré qu'est Portrait de la Jeune Fille en feu est avant tout une histoire de regards, c'est aussi celle de l'écoute éperdue. De fait, rencontrer ses deux actrices incandescentes, Noémie Merlant et Adèle Haenel, c'est aussi savoir mêler les deux. S'engouffrer dans leurs regards étincelants tout en s'abreuvant de chacun de leurs mots passionnants et passionnés...
Rencontre avec Céline Sciamma pour la sortie de son quatrième film Portrait de la jeune fille en feu : "Le film est vraiment conçu aussi pour combler des images manquantes, des sensations manquantes qui sont nôtres." En salles le 18 septembre.
Moins puissant que son prédécesseur avec lequel on se sent forcé de faire la comparaison, La vie scolaire est une réussite mineure pour le duo qui retrouve son alternance de tons bien moins marquée que précédemment, mais toujours pleine d'humanité.
Alors que le mois d'août a vu sortir le géant du box office Once Upon A Time in Hollywood, la rédaction revient sur des sorties plus discrètes, qui ont fait moins de bruit mais valaient quand même le coup d'oeil. De Good Boys à Never grow old en passant par Trainé sur le bitume en VOD, voici quelques avis de nos rédacteurs.
Pendant ce mois d'août, nous avons vu quelques pilotes, bien entendu, mais aussi commencé des saisons de séries plus confirmées. Au programme : les femmes trompées de Why Women kill, une famille de télévangélistes à la sauce Danny McBride avec The Righteous Gemstones, un combattant élu avec Wu Assassins, et les saisons 3 de Dear White People et 13 Reasons Why.
Vacances au cinéma : Vicky Cristina Barcelona est un fantasme d'été, un regard enjôleur croisé dans les rues de Barcelone, un clin d'oeil qui déstabilise, une voix qui enivre. Woody Allen raconte la séduction, l'amour, et la liberté de ceux-ci avec une sensualité débordante dont chacun des acteurs et actrices a su s'emparer parfaitement.
Attention c’est aussi chaud qu’au Daily Buggle: Sony et Disney se sont séparé, Spider-Man est exclu du MCU après la réussite de Far From Home au box office[
Durant son cycle sur les vacances au cinéma, Le Magduciné a pris le temps de questionner certains de ses rédacteurs pour en savoir plus sur leur cinéphilie et le rapport qu'ils peuvent entretenir avec ce thème estival et sa représentation au cinéma. Dans cet article qui prendra le visage d'un question/réponse, il sera question de films. comme Mektoub My Love, Lost In Translation, Call Me by Your Name ou même de la série Sharp Objects.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.