On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Dans "Le Maître de California Hill" (La Boîte à bulles), Laurent-Frédéric Bollée et Georges Van Linthout nous entraînent au cœur de l’Amérique du XIXe siècle, sur les traces d’un pari insensé qui va durablement marquer deux vies, mais aussi poser les bases de l’une des plus grandes inventions du siècle : le cinéma. Un récit foisonnant, entre obsession et progrès technologique.
Les éditions Robert Laffont publient les méconnues "Nouvelles de jeunesse" du romancier américain Tennessee Williams. Ces dernières nous offrent un aperçu fascinant des débuts littéraires de l'un des dramaturges les plus influents du XXe siècle. Le recueil se compose de sept nouvelles démontrant déjà toute l'acuité du regard du jeune écrivain.
Après le succès du "Royal Fondement", Philippe Charlot et Éric Hübsch poursuivent leur exploration des travers historiques des rois de France. Cette fois, c’est Henri IV qui se trouve au centre d’une comédie historique légère, bien qu'ancrée dans des faits réels et documentés. Avec "La Chandelle du bon roy Henri", les auteurs nous plongent dans les affres intimes du Vert Galant, entre amourettes et problèmes urinaires, dans un Paris du XVIe siècle particulièrement vivant.
Skottie Young et Jorge Corona fusionnent leurs talents dans une œuvre d'une grande puissance visuelle et émotionnelle. À la croisée du western et du fantastique, "Aucune tombe assez profonde" (Urban Comics) nous plonge dans l’âme tourmentée d’une héroïne prête à défier la Mort elle-même pour rester auprès des siens.
Le char britannique Centurion, malgré une naissance un peu tardive pour la Seconde guerre mondiale (en 1945), reste l’un des plus grands modèles d’engins blindés de l’histoire militaire, un véritable symbole de puissance et de robustesse sur le champ de bataille. Dans ce nouveau tome de la série Machine de guerre, Jean-Pierre Pécau et Senad Mavric nous narrent les exploits de ce char exceptionnel.
Le football est un sport universel, le plus populaire au monde. Mais au-delà des terrains, des dribbles légendaires et des trophées soulevés, il porte en lui une histoire sociale et politique souvent méconnue. C'est cette épopée au long cours, encore en construction, que raconte "Une histoire populaire du football", album signé Mickaël Correia, JC. Deveney et Lelio Bonaccorso, et paru suite à une collaboration entre les éditions Delcourt et La Découverte.
Avec "Gone", Jock propose aux éditions Delcourt un one-shot de science-fiction aux accents prononcés de survival thriller. L'album donne lieu à une authentique immersion graphique et comporte une critique acerbe des inégalités sociales et des mécanismes d'oppression.
Avec Fragments d'histoires troublantes, Pantom nous invite à explorer un univers où la mort, la perte et l'incompréhension humaine dominent. À travers sept récits courts, l’auteur bâtit une atmosphère de plus en plus oppressante, où l’ordinaire se mue progressivement en un fantastique qui exacerbe la noirceur des psychés.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.