« - Disons qu’après l’indépendance, il fallait un pouvoir fort pour construire le pays, c’était une phase nécessaire après les dégâts de la colonisation. L’Afrique avait besoin de chefs, à l’époque, et… - Je ne crois pas à ces conneries. Il n’y a pas de peuple enfant, c’est une justification pour les dictateurs. »
Marceline ou le monde des autres est un roman réaliste, qui suivent le parcours de plusieurs personnages dont la famille Frémy et les Cherisy. Des milieux sociaux diamétralement opposés, qui vont être amenés à se rencontrer. Des secrets mis sous silence sont sur le point d'être dévoilés, mais à quel prix ?
corps-vivante-avis
Concomitamment à Éloïse Marseille et ses Confessions d’une femme normale, les éditions Pow Wow publient Corps vivante, de Julie Delporte. Le sexe, ses orientations, ses violences et ses pressions y occupent une place centrale, en toute transparence mais avec ce qu'il faut de pudeur.
Je-suis-Metisse-avis
Je suis métisse, de Sayra Begum, paraît aux éditions Delcourt. Récit doué de justesse et de sensibilité, il raconte l'histoire d'une famille musulmane installée en Angleterre, à travers le point de vue de Shuna, jeune femme tiraillée entre les prescriptions culturelles ou religieuses et l'ivresse d'une liberté vécue à l'occidentale.
Blue-in-Green-avis
Les éditions HiComics publient Blue in green, du scénariste Ram V. et du dessinateur Anand RK. Doté d'un univers graphique inventif et de reliefs psychologiques vertigineux, l'album prend pour antihéros un musicien en lutte avec lui-même, mais aussi avec les démons du passé familial.
Legendes-urbaines-avis
Dans Légendes urbaines, l'auteur et dessinateur Hicham Bouhennana met en scène des créatures géantes dont nos métropoles deviennent les terrains de jeu. L'ordonnancement du monde est définitivement rompu : les éléments urbains se voient réinvestis de fonctions nouvelles et l'activité humaine, soumise au bon vouloir d'animaux et insectes démesurés, réels ou imaginaires.
« L’ouvrier pendu au bout du câble avait un drôle de teint. De la bave s’écoulait de ses lèvres crispées, cadavériques. Quand le menuisier redescendit de l’endroit où il travaillait, il vit le contremaître en train d’uriner dans la mer depuis le pont, dans une position peu naturelle, une épaule relevée, une bûchette coincée dans la ceinture. Le regard du menuisier passa sur la bûchette. « Alors c’est donc avec ça qu’il l’a frappé. » A chaque bourrasque, l’urine frappait en chuintant le bord du pont et rebondissait en gerbes. »