A Lire

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

« Prison n°5 » : dans l’enfer des prisons turques

À force d'abnégation, l'artiste et journaliste kurde Zehra Doğan a pu concevoir, dans la prison n°5 de Diyarbakir, le récit dessiné de l'envers des centres de détention turcs.

Tour d’horizon de l’« Économie du cinéma »

L'inspecteur général au Ministère de la Culture Philippe Chantepie et le chercheur au CNRS Thomas Paris publient aux éditions La Découverte, dans la collection « Repères », l'opuscule Économie du cinéma, qui revient sur la manière dont se structurent les circuits de financement, de création et de diffusion des films.

Comprendre « La Vie psychique du racisme »

Livio Boni et Sophie Mendelsohn, tous deux psychanalystes, puisent au point de rencontre entre la psychologie et l'aventure coloniale de quoi expliquer la persistance d'un racisme post-colonial.

L’hyperrêve ou l’imagination sans limite

Professeur Ouffe « Vos deux surrêves se sont télescopés, provoquant un conflit d’interrêve… Résultat : un rêve-errant… de force 8 !... »

Paul à la maison, affronte la solitude

Sa mère commente le look de Paul « Pis c’est quoi, c’te barbe-là ? Vas-tu laisser pousser ça encore longtemps ? T’as pas l’air ben propre avec ça, je trouve. Ca te vieillit en plus ! Rase-moi ça ! Pis ton linge ! Franchement ! Un kangourou ! T’as 51 ans, là ! Tu peux pus t’habiller comme un ado, Paul ! C’est pas amanché d’même que tu vas te pogner une fille, cré-moé ! »

« À la recherche de l’Amazonie oubliée » : terra incognita

Dans À la recherche de l'Amazonie oubliée, Laure Garancher nous propose un voyage des plus dépaysants : une visite guidée en Amazonie, accompagnés de scientifiques de tous bords, mais aussi d'une mygale et d'un anaconda particulièrement prolixes.

« Vivons décomplexés » : un petit air de misanthropie

L'artiste plasticien vidéaste Germain Huby publie aux éditions Delcourt Vivons décomplexés, une bande dessinée regroupant des histoires autonomes composées d'une seule planche, où le cynisme et le désenchantement à l'endroit du genre humain s'imposent comme un puissant liant.

« La Déchéance d’un homme » : derrière le masque, la mélancolie

Par le biais de sa collection « Tonkam », Delcourt publie une adaptation manga de l'un des romans les plus célèbres de la littérature japonaise, La Déchéance d'un homme. Yôzô Ôba y souffre d'une mélancolie inconsolable, qu'il cache derrière le faux nez d'une bouffonnerie excentrique.

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.