Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Deux nouveaux albums nous permettent de renouer avec l'humour décalé et parfois trash des éditions Lapin : "Ultimex : Strip Club" de Gad et "Psychanalyse du marine de l’espace" de Wandrille. Bien qu’issus de registres totalement différents, ils partagent une volonté de bousculer les conventions et de s'attaquer à des thématiques de société avec un humour subversif et un regard critique.
En mai 1937, Patricia Douglas, âgée d'à peine 20 ans, croit toucher du doigt le rêve tant désiré par tant de jeunes femmes de son époque : devenir actrice à Hollywood. Pourtant, c’est un tout autre scénario, sombre et brutal, qui se dessine lors d’une soirée privée organisée par l’un des studios les plus puissants de l'époque, la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM). C’est ce drame oublié qu'Halim restitue avec puissance dans son roman graphique "Seule contre Hollywood", paru aux éditions Steinkis.
Avec "Vous n'aurez pas les enfants", publié aux éditions Glénat, Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez proposent une adaptation bouleversante du remarquable travail de l'historienne Valérie Portheret. Ils restituent avec finesse et gravité un épisode poignant de l’histoire française sous l’occupation nazie : l’incroyable sauvetage de 108 enfants juifs du camp de Vénissieux en août 1942.
Dans "L'Âge Bête", Jonathan Munoz explore sa jeunesse à travers le prisme de ses années collège et lycée. Après Petit Journal d’un gros fragile, il nous embarque à nouveau dans les méandres de ses souvenirs d’adolescent, une période pleine de bouleversements, de découvertes et d'émotions contrastées.
Dans le cadre de sa série "Les classiques de l'horreur", la maison d'édition Glénat poursuit son exploration des grands mythes gothiques, avec "Frankenstein - Au nom du père". Après une relecture audacieuse du Dracula de Bram Stoker, les auteurs Marco Cannavo et Corrado Roi s'attaquent cette fois au chef-d'œuvre de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne, un texte ô combien séminal de la littérature anglaise. Librement inspiré de l’œuvre originelle, cet album renouvelle le mythe tout en respectant les grandes lignes du récit.
Dans "Liberté, égalité, s'émanciper", Chadia Chaibi Loueslati livre une œuvre intime et poignante qui explore les luttes invisibles des femmes issues de l'immigration. À travers un récit graphique engagé, l'auteure nous plonge dans son histoire personnelle et aborde les combats collectifs de celles qui se battent pour leur émancipation.
Alors que la ségrégation raciale avait encore cours dans les États sudistes, Althea Gibson est devenue la première championne américaine de tennis noire, s’érigeant de ce fait en symbole de résilience et de lutte. "White Only" (éditions Glénat), de Julien Frey et Sylvain Dorange, permet de redécouvrir cette figure incontournable du sport et de la lutte pour les droits civiques.
Avec "Calle Malaga", Mark Eacersall et James Blondel livrent un récit introspectif et taciturne, aux teintes mélancoliques, qui explore les méandres psychologiques d'une cavale, sur fond d'atmosphère méditerranéenne. L'intrigue, sobre et taiseuse, se déploie autour d'un homme solitaire, Saïd, réfugié dans une résidence presque déserte sise dans une station balnéaire espagnole. Armure dressée contre un passé menaçant, cet isolement est bousculé par l'apparition d'un voisin dont l'enthousiasme chaleureux contraste nettement avec l’attitude froide et distante du protagoniste.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.