Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Un fils à la dérive, un vignoble en péril, une rencontre improbable : dans "Bordeaux Shanghai", Mark Eacersall et Amélie Causse signent un récit d’apprentissage où le vin se fait symbole du temps long et de la métamorphose intérieure. Entre la légèreté d’une comédie romantique et la gravité d’un thriller économique, la bande dessinée offre un voyage savoureux au cœur du Médoc et des paradoxes de la mondialisation.
Il y a des héroïnes qui naissent déjà entourées de mystère, et Rita Perdido en fait indéniablement partie. Fondatrice de la fameuse Agence Perdido dans les romans de Victor Dixen, elle se voit offrir une jeunesse dessinée, une plongée graphique dans les années 1980 où les ruelles de Paris bruissent de secrets et où les monstres se cachent derrière les réverbères. Avec "La Clé des champs", premier tome d’une nouvelle série de bande dessinée illustrée par French Carlomagno, le romancier français s’aventure sur un terrain fertile : celui du « préquel » à ses propres univers.
Dans le village de Malanotte, tout semble figé. Ce hameau imaginaire du Sud italien est un lieu qui ne s’oublie pas, même lorsqu’on le fuit. C’est dans ce décor qu’Ernesto, jeune étudiant en journalisme des années 1970, revient poser ses micros. Officiellement, il vient collecter chants, comptines, berceuses et récits populaires pour les préserver de l’oubli. Officieusement, il affronte ses propres fantômes, ceux d’une enfance quittée trop vite et d’un passé familial dont les ombres se glissent subrepticement entre les murs.
Dans les ruines d’un monde rongé par la rouille et le sang, Chang Sheng livre la conclusion de sa trilogie dystopique. Spectaculaire, viscéral et parfois d’une poésie inattendue, ce troisième volume rassemble les fils de l’intrigue, dévoile l’énigme d’Alice et convoque la question de la Matrice, cette ombre tentaculaire qui hante toute la série.
Quatre sœurs, quatre saisons, quatre visages d’une même mémoire blessée. Dans "Les Sœurs Seasons", Rick Remender orchestre avec Paul Azaceta une fresque à la fois intime et fantastique, où le merveilleux se heurte à l’ombre du désenchantement. Derrière la promesse colorée d’un conte moderne, se déploie une réflexion sur la célébrité, la solitude et les liens invisibles qui unissent une fratrie.
"Je représente l’homme que tu as toujours rêvé d’être : fort, autoritaire, grossier et violent." La réplique claque comme une gifle. Elle condense à elle seule l’essence du mythe de Stevenson, revisité par Marco Cannavò et magnifié par le style charbonneux de Corrado Roi. Car dans cette nouvelle adaptation consacrée aux monstres gothiques (après "Dracula" et "Frankenstein"), ce n’est pas seulement le duel intérieur de Jekyll et Hyde qui se joue, mais une plongée vertigineuse dans l’opacité des désirs humains.
Deux récits, deux mers, deux siècles : Jean-Yves Delitte et ses complices poursuivent leur vaste fresque des Grandes Batailles Navales en mettant en parallèle deux épisodes où un simple embrasement, une initiative imprévue, a suffi à faire basculer l’Histoire. De la baie de Navarin en 1827 aux eaux grises de la mer du Nord en 1914, tout semble rappeler que la guerre, surtout sur mer, se nourrit d’accidents fatals.
Entre huis clos étouffant et manipulations cruelles, "Hunt" (Soleil) revisite le jeu du loup-garou dans une version impitoyable où la confiance devient un piège et la survie une épreuve psychologique.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.