BD Mangas

« L’Oiseau chanteur » : violences silencieuses

Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.

« Pour qui sonne le glas » : l’ombre de la guerre

En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.

« Cheyenne » : au cœur des grandes plaines

À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.

« Le Mur de Berlin » : la guerre froide à hauteur d’enfant

Au fil d'une bande dessinée didactique, Sylvain Savoia et Fabrice Erre racontent la guerre froide, Berlin divisée et les répercussions du Mur sur le quotidien des habitants de la capitale allemande. Si le récit est relativement convenu, l'entreprise de vulgarisation demeure appréciable.

Le voleur d’estampes et autres beaux objets, par Camille Moulin-Dupré

« Seul dans la nuit, le monde m’appartient. Le temps se suspend. Tout est si calme, si délectable ». Tome 1, page 80.

« Transperceneige : Extinctions » : aux origines…

Avec "Transperceneige : Extinctions", Jean-Marc Rochette et Matz remontent aux origines du Snowpiercer, notamment aperçu chez Bong Joon-ho. Ils racontent un désastre écologique en cours (réfugiés climatiques, tensions internationales) et portraiturent des groupuscules verts terroristes pour qui l'homme n'est rien de moins que le cancer de la terre...

Mon premier rêve en japonais de Camille Royer : mélancolie de l’imaginaire

Mon premier rêve en japonais de Camille Royer livre une belle partition : entre des rêveries fantastiques et le récit initiatique du quotidien de la très jeune Camille, cette bande dessinée est un doux écrin qui parle autant de l’enfance et de ses marasmes que du monde adulte et de la question du déracinement.

Ici ou ailleurs, Guy Delisle et Jean Echenoz se mettent mutuellement en valeur

"Paul J. Bergman, un homme qui est au milieu de sa vie si tout va bien, sortit dans la rue Jules-Verne et regagna sa Mitsubishi Colt." L’équipée malaise. p. 22.

« Coyotes » (T01) : chasse sanglante

Dans ce premier tome de "Coyotes", Sean Lewis et Caitlin Yarsky immiscent le lecteur dans une Cité des filles perdues caractérisée par la traque de loups-garous féroces à l'encontre des femmes. Ils égratignent l'industrie de l'armement et place une héroïne atypique au centre du récit : Red, treize ans, munie de katanas et prête à tout pour en finir avec ces tueurs à quatre pattes.

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, d’Emil Ferris

Primé à Angoulême en 2019, Moi, ce que j'aime, c'est les monstres est le premier roman graphique d'Emil Ferris, le premier volume d'un récit aussi original que captivant, esthétiquement remarquable. L'auteur nous plonge dans l'imaginaire d'une jeune fille d'un quartier populaire dans le Chicago de la fin des années 60.

Morveuse : Rebecca Rosen traite du mal-être chronique

« Ma pauvre chérie, tu ne m’échapperas jamais. Depuis que ton cœur bat, mon sang empoisonné a contaminé ton cerveau. T’es condamnée. Tu ferais mieux de… »

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« L’Odyssée » renaît dans une édition collector

À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.

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« FIFA Connection » : Gianni Infantino, plus que le football ?

Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.