« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.
Tokyo Ghost nous emmène dans un futur proche où la technologie a eu pour corollaire la déshumanisation des hommes. Rick Remender (scénario) et Murphy Sean (dessin) amplifient les travers de nos sociétés 2.0 jusqu'à atteindre des hauteurs dystopiques vertigineuses.
S'il est un roman d'anticipation faisant écho aux années Trump, c'est bien 1984, de George Orwell. Peu après l'élection du président républicain, l'ouvrage caracolait en effet en tête des ventes sur Amazon. À bien des égards, la novlangue a été twitterisée par l'ancien magnat de l'immobilier, tandis que ses mensonges à répétition pouvaient évoquer les réécritures historiques du « Miniver », le ministère de la Vérité orwellien. Aux éditions Soleil, Jean-Christophe Derrien et Rémi Torregrossa portent en phylactères et vignettes l'une des dystopies les plus importantes de l'histoire de la littérature.
Gaëlle Geniller est une jeune dessinatrice et scénariste française très prometteuse. Après Les Fleurs de grand frère, déjà publié chez Delcourt, elle revient avec Le Jardin, Paris, où elle exprime, à travers ses personnages, toute sa sensibilité.
« Hahaha ! Je t’en foutrais moi, de la mouvance ! A mon âge, c’est davantage de la trainance que de la mouvance. Mon dernier forfait était d’ailleurs l’arrachage d’un détecteur de mouvance dans les chiottes du bar Le rami, dans le 18e… »
Philippe Druillet n'est pas étranger à la réinvention de la bande dessinée française dans les années 1970-1980. Ce touche-à-tout (peinture, photographie, opéra-rock) prend rang aux côtés de Mœbius ou Gotlib pour son inventivité et ses partis pris radicaux. Mirages et folies augmentées, réédité chez Glénat, renferme quelques histoires courtes qui, déjà, témoignent de la patte singulière du scénariste-dessinateur.
Dialogue entre George et Samantha dans le taxi à leur arrivée à Oaxaca)
« - Ca veut dire quoi « Fuera URO » ?
- Il (leur chauffeur) dit que URO signifie Ulises Ruiz Ortiz… le nouveau gouverneur… et « Fuera » signifie « dehors ».
- « URO » a fait quelque chose de particulier ?
- Il a truqué son élection.
- Ah… Rien de spécial. »
Grand succès de librairie, Il faut flinguer Ramirez fait partie des nouvelles séries les plus populaires de ces deux dernières années. Traversé de références cinématographiques, arrimé à un réparateur d'aspirateurs muet et désireux d'une vie bien rangée, ce deuxième tome, haletant, fait la part belle aux poursuites, fusillades et associations dépareillées, mais aussi aux tirades fusantes et parfaitement troussées.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.