Ce nouveau tome réunit plusieurs arcs essentiels : le retour de Broly dans un entraînement décisif, une Armée du Ruban Rouge dépassée par les événements et un Gohan redevenu une référence absolue du combat.
Le tome prend essentiellement place sur la planète Beerus, où Broly s’entraîne sous la supervision de Goku, Vegeta et Whis. L’objectif est clair : apprendre à canaliser sa puissance sans céder à la rage qui l’a longtemps défini. Vegeta se charge de lui transmettre une forme de discipline qui, jusqu’ici, semblait lui échapper. Cet entraînement porte peu à peu ses fruits : Broly parvient à combattre sans perdre le contrôle, et un affrontement avec Gohan confirmera d’ailleurs plus tard ses progrès. C’est une avancée nette pour le Saiyan, qui donne une direction concrète au personnage.
En parallèle, sur Terre, l’arc Clean God explore un terrain plus léger. La figure du super-héros décliné à la télévision inspire Trunks, impressionné par son sens de la justice et ses capacités de combat, éventées lors d’un incident aux abords d’un musée. Cela amène le jeune guerrier à endosser à son tour un rôle de justicier, aux côtés de Goten. L’idée n’est pas révolutionnaire – loin de la là – mais elle fonctionne relativement bien, dessinant un espace d’expression pour ces deux adolescents souvent laissés en marge et désireux de s’affirmer d’une manière ou d’une autre.
Le retour du Ruban Rouge occupe un autre pan du récit. Leur tentative de recruter Goten et Trunks pour vaincre Gohan relève de l’absurdité assumée. Leur visite sur la planète Beerus, où ils constatent définitivement l’écart de puissance entre leurs ambitions et la réalité, les réduit à un rôle secondaire presque parodique. Leur présence rappelle néanmoins que l’univers de Dragon Ball continue d’entretenir ses vieux ennemis (celui-ci étant quasi originel), même lorsqu’ils ne représentent tout à fait plus une menace crédible (pour l’instant).
Le centre de gravité du tome reste cependant Gohan, dans sa forme Beast. Goku, Broly, Goten et Trunks cherchent tour à tour à se mesurer à lui. Non pour établir une hiérarchie, mais pour évaluer leur propre niveau face à un « standard » encore inédit. Inutile de préciser que la série s’est toujours appuyée pour ces rivalités, qui forment une sorte d’émulation pour tous les personnages.
Reste que ce volume n’échappe pas aux critiques habituelles. Certaines planches sont inégales et manquent de finition. L’abondance de nouvelles formes et transformations finit aussi par lasser : la surenchère affaiblit la portée narratologique de ces évolutions, qui constituaient autrefois des événements majeurs.
Malgré ces limites, ce tome 24 remplit son rôle. Il avance les pions sans perdre ses personnages, clarifie certaines trajectoires et maintient la dynamique ouverte des derniers arcs. Un volume de transition solide, parfois maladroit, mais utile pour comprendre la direction actuelle de Dragon Ball Super.





