À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Si Chinatown figure sans conteste parmi les longs métrages les plus importants des années 1970, personne n'avait jamais entrepris le travail de déconstruction proposé dans The Big Goodbye par le romancier et journaliste Sam Wasson. Publié par Carlotta, ce document repose sur une enquête au long cours, articulée autour de quatre personnalités remarquables – le réalisateur Roman Polanski, le producteur Robert Evans, le comédien Jack Nicholson et le scénariste Robert Towne. La genèse du film y est tracée, de même que les relations entre ses nombreuses parties prenantes ou la manière dont chacune d'entre elles a pu altérer une vision en régénération perpétuelle.
Ingénieur chimiste de formation, ancien coureur de fond semi-professionnel, Grigory Rodchenkov a été le directeur du laboratoire antidopage de Moscou, à partir duquel il a contribué à falsifier les tests des athlètes russes lors des Jeux d'hiver de Sotchi. Dans un document sans ambages intitulé Dopage organisé, il livre les secrets d'un système illicite qu'il a longtemps piloté, avant de se voir poussé à l'exil.
La collection « Repères » des éditions La Découverte s'enrichit d'un nouvel opuscule intitulé Économie comportementale des politiques publiques. Yannick Gabuthy, Nicolas Jacquemet et Olivier L'Haridon y narrent la manière dont les déterminants comportementaux influencent la prise de décision économique.
« La plupart des gens à Mohawk avaient une épée de Damoclès au-dessus de la tête – chômage, folie, faillite, inconscience, désespoir -, c’est pourquoi on ne se souciait vraiment d’eux qu’au bord du précipice »
Ce qu’on apprécie dans Grand Union et dans l’oeuvre de Zadie Smith en général, c’est son intérêt pour l’identité, notamment pour les communautés minoritaires telles que les personnes non blanches, en particulier les femmes noires. Tout au long de ces dix-neufs récits courts, l’autrice questionne l’identité aussi bien sexuelle, raciale, religieuse que sociale. Le problème est que Grand Union n’apporte rien de neuf. La dénonciation laisse l’impression d’être déjà vue et de n’amener rien de nouveau.
L'écrivain Tito Topin a décidé d'exhumer tout ce qui a contribué à façonner, de près ou de loin, le film – et le mythe – Casablanca. Il publie chez LettMotif un ouvrage de 260 pages s'intéressant tant à l'histoire du long métrage de Michael Curtiz qu'à tous ceux, petites mains comme grandes stars, qui ont été impliqués dans sa réalisation.
Publié aux éditions Anamosa, Théorème de la couche-culotte, de Nicolas Santolaria, est un recueil de chroniques parues dans les pages L'Époque du journal Le Monde. L'auteur y dépeint une parentalité soumise à de nombreux écueils, avec un regard tendre et amusé.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.