Sortie DVD & BLU-RAY de Beauté Cachée : une ode à la vie

Ce mercredi 26  avril est sortie en DVD et BLU-RAY Beauté Cachée, le nouveau drame poignant signé David Frankel. Ce film choral met à l’honneur un Will Smith accablé suite à un événement tragique. Une œuvre qui explore avec émotions, la sombre thématique du deuil.

Synopsis : Alors qu’Howard Inlet (Will Smith), un publicitaire new-yorkais à la réussite exemplaire, peine à faire face à la mort de sa fille et sombre dans une profonde dépression, ses amis imaginent un stratagème de grande ampleur pour lui redonner goût à la vie avant qu’il ne soit trop tard. Ce drame inspirant explore comment même les pertes les plus tragiques peuvent révéler des instants de beauté cachée, et comment l’amour, le temps et la mort s’imbriquent au cours d’une vie pleinement vécue.

De la Mort à la Vie

Il y a de la beauté dans toute chose, même la plus horrible.

beaute-cachee-david-frankel-will-smithÀ la Recherche du Bonheur, Sept Vies ou encore Seul Contre Tous, ces films ont un point en commun : l’incroyable performance d’un acteur, désormais maître de la comédie dramatique. Beauté Cachée, le dernier rôle de Will Smith, en fait désormais partie.

Comment se reconstruire lorsque nous avons tout perdu ? Comment reprendre goût à la vie ? Comment pardonner ? Ces trois problématiques sont nées d’une seule et même thématique, celle du deuil. Détrompez-vous, Beauté Cachée n’est pas un drame larmoyant ressassant la souffrance sociale, au contraire, il est bien plus profond que cela. C’est un message plein d’espoir. En décidant de centrer son intrigue sur le désespoir d’un homme, le challenge de David Frankel semblait perdu d’avance : ce film allait sombrer dans le pathos. Et pourtant ! Dès les premières minutes, le scénario se dessine et promet 1h30 de beauté morale. Le générique, centré sur les dominos annonce de suite la couleur : Beauté Cachée est un drame emplie de métaphores. Cette thématique, bien que surprenante, a une double connotation. Loin du sens où nous l’entendons aujourd’hui, c’est une allusion métaphorique révélant que chaque personnage a une incidence sur les autres et leur histoire. Tout destin est, ainsi, lié.

Mais Beauté Cachée, c’est aussi l’émotion, à sa juste valeur.beaute-cachee-helen-mirren-keira-knightley-jacob-latimore C’est la preuve qu’avec de simples choses du quotidien, une vie peut retrouver son sens, sa voie. L’Amour, le Temps et la Mort sont les trois principales thématiques de ce drame. En se retrouvant personnifiées, elles révèlent une à une leurs failles, mais également leur force. Chaque personnification entretien un rôle strictement défini, et dans lequel le dialogue occupe une place centrale. Les mots ont, dans ce film, bien plus d’importance que les actes.

En centrant son discours autour de la mort, Beauté Cachée délivre un message subliminal : il révèle que, quelque soit la tournure que prend notre vie, elle finit par toujours avoir un sens.

Beauté Cachée : Bande Annonce

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU DVD

Titre original: Collateral Beauty
Date de sortie: 26 avril 2017 (en DVD)
Durée : 1h36
Musique: Theodore Shapiro
Costumes: Leah Katznelson
Montage: Andrew Marcus
Décor : Kara Zeigon
Directeur de la photographie: Scott Dougan
Produit par: Anthony Bregman, Bard Dorros, Kevin Scott Frakes, Allan Loeb, Michael Sugar
Production: Warner Bros.
Sortie : 21 décembre 2016

beaute-cachee-david-frankel-coffret-dvd-blu-ray

BONUS

  •  UNE FABLE MODERNE : Découvrir Beauté Cachée
  •  L’équipe du film révèle comment Beauté Cachée a changé leur vision de la vie.

Prix de vente conseillé en DVD : 14.99€

Prix de vente conseillé en coffret BLU-RAY : 19.99€

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Megane Bouron
Megane Bouronhttps://www.lemagducine.fr/
Obnubilée par le cinéma indépendant, je passe la plupart de mon temps à rechercher de nouvelles pépites cinématographiques. De la psychose en passant par la tristesse pour arriver aux éclats de rire, tous les états d’âme sont bons pour apprécier à sa juste valeur un film… Si je devais n’en choisir qu’un ? Mr. Nobody de Jaco Van Dormael (2010).

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.

Fureur apache (1972), de Robert Aldrich : le cimetière des mythes

Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…

La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.