Sortie DVD & Blu-Ray de Sully : retour sur un drame humain

Ce mercredi 5 avril sort en coffret DVD & Blu-Ray Sully. Ce biopic, signé Clint Eastwood, retrace le célèbre procès d’un homme aujourd’hui reconnu pour son héroïsme. Entre catastrophe et hommage, retour sur le miracle de l’Hudson.

Synopsis : Le 15 janvier 2009, l’incroyable se produit : un avion qui vient de subir une terrible avarie réussit à se poser sans encombre sur le fleuve Hudson, au large de Manhattan. Bilan : les 155 passagers ont la vie sauve ! Un exploit hors du commun accompli par le commandant « Sully » Sullenberger et bientôt relayé par les médias et l’opinion publique. Partout dans le pays, la presse s’empare du « miracle sur l’Hudson ». Et pourtant, alors même que le pilote est salué comme un héros, une enquête est diligentée, ce qui menace sa réputation et sa carrière…

Le héros de l’Hudson

Cinq minutes et huit secondes. Voici la durée du vol 1549 US Airways. Le 15 janvier 2009, Chesley Sullenberger, alias Sully, s’est hissé au rang de héros. Ce jour-là, 155 vies ont pu être sauvées grâce à son exploit. L’amerrissage sur l’Hudson, fleuve de l’état de New-York a pourtant été pendant de nombreux mois au cœur d’une véritable enquête judiciaire. Une question se pose alors : était-ce l’unique solution ?sully-tom-hanks-proces

Contrairement à ce que nous pourrions penser, Sully n’est pas un film catastrophique. C’est un drame biographique sur l’hommage d’un héros de l’aviation. Clint Eastwood, maître du cinéma américain, nous prouve une fois de plus ses talents de réalisateur. Ce film, pour le moins studieux, met en évidence la part héroïque de cet homme tout en y apportant de nombreux questionnements notamment autour de l’erreur humaine.

Beau humainement, ce film résout les énigmes de ce fait divers de manière honorable. Le jeu d’acteur y est parfaitement maîtrisé, notamment avec Tom Hanks, livrant une performance dans la continuité de son rôle dans Capitaine Phillips. Certains diront que cette œuvre cinématographique est décevante, mais pourtant, il existe une véritable profondeur dans Sully. Clint Eastwood signe ici une réalisation centrée sur l’aspect humain. Loin de tout artifice, Sully séduit par son naturel, son classicisme et son honnêteté. Entre psychologie et spectaculaire, Clint Eastwood a décidé de choisir la voie de la réalité… 

Au cœur d’un fait divers

Ce coffret DVD & Blu-Ray nous plonge huit ans plus tôt, au cœur de cet événement dramatique. Le contenu est à l’image de ce film, c’est-à-dire studieux. Deux aspects sont mis à l’honneur dans le bonus : une partie historique et technique.

sully-clint-eastwood-avion-hudsonPremièrement, nous découvrons de nombreux détails auparavant passés sous silence, autour de cette journée du 15 janvier 2009. En effet, pendant environ trente minutes, nous sommes plongés au cœur du miracle de l’Hudson : interview, images, et portrait du héros, « Sully  » Sullenberger. Deuxièmement, nous nous retrouvons au cœur du tournage, dans les coulisses de ce biopic. Décors, mises en scène ou encore jeu d’acteur sont dévoilés dans cette partie plus technique.  En bref, un peu moins d’une heure d’images purement inédites et spectaculaires.

Captivant, émouvant et audacieux, ce film biographique nous transporte véritablement au coeur de ce drame historique. Sully est un biopic humainement profond, sur la faute humaine et ses conséquences, à découvrir sans plus attendre ! 

Sully : Bande Annonce

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU DVD

Titre original: Sully
Date de sortie: 5 avril 2017 (en DVD)
Durée : 1h35
Musique: Christian Jacob
Costumes: Deborah Hopper  
Montage: Blu Murray  
Décor : James J. Murakami
Directeur de la photographie: Tom Stern
Produit par: Clint Eastwood, Tim Moore, Frank Marshall, Allyn Stewart, Bruce Berman, Gary Goetzman, Robert Lorenz
Production: Warner Bros.
Sortie : 30 novembre 2016

sully-clint-eastwood-tom-hanks-dvd

CONTENUS DES BLU-RAY

  •  Instant après instant : éviter le désastre sur l’Hudson (15 min)
  •  Sully Sullenberger : l’homme à l’origine du miracle (15 min)
  • Plongée dans l’Hudson : le tournage de SULLY (20 min)

Prix de vente conseillé en DVD : 19.99€

Prix de vente conseillé en coffret BD : 24.99€

Prix de vente conseillé en coffret 4K UHD : 29.99€

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Megane Bouron
Megane Bouronhttps://www.lemagducine.fr/
Obnubilée par le cinéma indépendant, je passe la plupart de mon temps à rechercher de nouvelles pépites cinématographiques. De la psychose en passant par la tristesse pour arriver aux éclats de rire, tous les états d’âme sont bons pour apprécier à sa juste valeur un film… Si je devais n’en choisir qu’un ? Mr. Nobody de Jaco Van Dormael (2010).

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.

Fureur apache (1972), de Robert Aldrich : le cimetière des mythes

Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…

La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.