Festival du Film Britannique de Dinard : coup d’envoi de la 27ème édition

Cette semaine, la Bretagne se met aux couleurs du Royaume-Uni avec la 27ème édition du Festival du Film Britannique de Dinard. L’événement, dont le coup d’envoi a été donné aujourd’hui, se terminera le dimanche 2 octobre.

Moins médiatisé que le Festival de Venise, le TIFF ou Cannes, le Festival du Film Britannique de Dinard n’en demeure pas moins un rendez-vous important pour les cinéphiles. Présidée par Claude Lelouch, cette 27ème édition, entièrement consacrée à nos voisins d’Outre-Manche, nous réserve une sélection très british, entre comédies loufoques, drames sociaux, pépites indés et cinéma engagé, sans oublier les nombreux hommages, rencontres et masterclass qui seront organisés durant ces cinq jours.

Les six films en  compétition

Contrairement à d’autres festivals où les films en compétition se comptent par dizaines, ici, la sélection est restreinte, puisque seulement six longs métrages concourent pour décrocher le Hitchock d’Or, récompense décernée à l’issue des cinq jours du Festival du Film Britannique de Dinard. A qui Claude Lelouch remettra-t-il la statuette ? Côté comédies, on peut citer Chubby Funny, qui relate les pérégrinations d’un jeune ambitieux avide de percer dans le showbiz londonien ; This beautiful fantastic, une fable fantaisiste et légère sur la rencontre entre une jeune femme rêveuse et un vieillard aigri, ou encore Moon dogs, un road trip écossais des plus mouvementés qui va s’avérer le théâtre d’un triangle amoureux. Dans un autre registre, le jury pourra également découvrir Away, comédie dramatique qui dépeint l’amitié improbable entre Juno Temple et Timothy Spall à Blackpool ; Sing Street, un film musical nostalgique dont l’action se déroule dans le Dublin des 80’s,  ou encore le très intrigant Prevenge, déjà présenté à Venise, portrait décalé d’une femme enceinte tueuse en série !

Des avant-premières à gogo

Parfois, certains films britanniques ne trouvent malheureusement pas de distributeurs en France. Dinard est donc une belle occasion pour les anglophiles et les curieux de découvrir des pépites, des coups de cœur ou encore des navets sympathiques avant tout le monde, en exclusivité ! Parmi la sélection, on retrouve des films de genre avec Stratton, thriller d’action pur et dur où Dominic Cooper joue les gros bras au sein de la Royal Navy pour traquer une cellule terroriste, pendant que l’acteur Charlie Cox sortira les crocs dans Eat Local, comédie horrifique où des vampires envahissent la campagne anglaise. Pour les amateurs d’émotions, Love is thicker than water, présenté comme un Roméo et Juliette moderne, saura nous prendre par les sentiments, au même titre que You’re Ugly Too, un drame doux-amer porté par Aidan Gillen qui risque de nous réserver une belle surprise. Bien sûr, la sélection propose aussi des films plus sombres comme Detour, un thriller avec Tye Sheridan dans la peau d’un jeune étudiant tiraillé entre la perte de sa mère et son désir de vengeance, ou encore Hi-Lo Joe, qui retrace la descente aux enfers d’un homme en dépression. Mais qui dit Royaume-Uni dit avant tout chic, style, élégance et humour, valeurs qui seront incarnées par Tommy’s Honour, un récit historique qui se penche sur plusieurs générations de golfeurs, tandis que les très grinçants Stephen Fry et John Michael McDonagh reviennent avec leurs dernières extravagances, The Hippopotamus pour l’un (comédie qui met en scène les mésaventures d’un poète déchu) et War on everyone (satire policière déjantée avec le très sexy Alexander Skarsgard sous les traits d’un flic corrompu moyennement convaincant).

Hommages, rencontres et rétrospectives

Le Festival du Film Britannique de Dinard, c’est aussi des rencontres et des conférences : cette année, actualité oblige, on parlera Brexit mais pas seulement. La littérature sera également à l’honneur du festival à travers une masterclass intitulée « Shakespeare au cinéma », occasion de revenir sur les plus grands classiques du célèbre dramaturge, dont Coriolanus. Des personnalités éminentes comme Ken Loach et sa fidèle productrice Rebecca O’Brien seront bien évidemment au centre des conversations, puisque I, Daniel Blake, le dernier film du réalisateur, Palme d’Or au Festival de Cannes, sera projeté, tout comme Bridget Jones Baby, sur un ton plus léger ! Diversité, c’est sans doute le mot d’ordre du Festival, dont l’éclectisme et la variété de genres se retrouvent encore à travers ses rétrospectives savoureuses. Au menu, un danseur surdoué avec Billy Elliot, une ordure déséquilibrée avec Filth, un viking sanguinaire avec Valhalla Rising et du folklore traditionnel grâce au très onirique For those in peril.

Pour conclure, le Festival de Dinard offre l’opportunité à tous les passionnés de Septième Art et de culture britannique de voyager l’espace de quelques jours et de découvrir des films originaux, décalés et tendres, reflet de cette industrie cinématographique so british qu’on aime tant. 

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Marushka Odabackian
Marushka Odabackianhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

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