Mostra de Venise 2016 : zoom sur les films les plus attendus de la sélection

Premier événement majeur de cette rentrée cinéma, la 73ème édition de la Mostra de Venise se déroulera du 31 août au 10 septembre.

Le légendaire festival, présidé cette année par Sam Mendes, est bien parti pour nous offrir une sélection éclectique et pétillante qui risque fort d’illuminer le Lido et de piquer la curiosité des amateurs de Septième Art. Traditionnellement considérée comme le coup d’envoi de la rentrée cinématographique, la Mostra semble nous réserver de belles surprises. Est-ce la promesse d’un bel automne dans les salles obscures ?

Côté France : le second souffle et l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes cinéastes qui font bouger les lignes

Parmi les longs métrages présentés en compétition officielle, le prochain François Ozon, Frantz, mélodrame historique en noir et blanc, s’impose déjà comme une curiosité et un exercice de style remarquable à la mise en scène délicate, sans parler de la présence de Pierre Niney dans le rôle titre, star montante dans le paysage cinématographique hexagonal. Stéphane Brizé, qui n’était pas passé inaperçu avec son très engagé La loi du marché, est lui aussi en compétition avec son nouveau film, Une vie, adapté du roman éponyme de Maupassant. Mais si des réalisateurs chevronnés comme Benoît Jacquot sont également invités à prendre part aux festivités, on peut constater l’émergence d’une vague de cinéastes au sang neuf : entre le très attendu Planétarium de Rebecca Zlotowski et le dernier projet de  Katell Quillévéré intitulé Réparer les vivants, il y a fort à parier que cette Mostra sera marquée par la confirmation de nouveaux talents.

Le cinéma étranger à l’honneur 

Cette année, le festival de Venise déroule le tapis rouge à la Corée du Sud, avec The Age of Shadows de Kim Jee-woon (A Bittersweet Life ;  Le bon, la Brute et le Cinglé ; J’ai rencontré le diable) un film d’espionnage dont l’intrigue se déroule dans la Corée des années 20, sous l’occupation japonaise. Mais ce n’est pas tout : on pourra faire escale au Mexique avec The Untamed de Amat Escalante, un drame familial aux accents de science fiction ; ou bien  en Russie avec le Paradise de Andrei Konchalovski. Un tour du monde en dix jours !

Un mélange des genres qui dépoussière

A côté des maîtres incontestés du Septième Art se distinguent cette année quelques ovnis, comme The Bad Batch, deuxième film de l’américaine Ana Lily Amirpour qui signe ici une dystopie mêlant romance et cannibalisme. Cette année, il semblerait que le cinéma de genre soit au programme avec Brimstone, western néerlandais dans lequel Kit Harington donne la réplique à Dakota Fanning et Guy Pearce. On pourra également tomber sur Bleeder, un film de boxe ; une comédie horrifique (Prevenge de Ben Wheatley) ; un documentaire vérité sur les chasseurs de trophées en Afrique (Safari, de l’autrichien Ulrich Seidl) et même une série télévisée (The Young Pope de Paolo Sorrentino avec Jude Law sous les traits de Pie XIII !). Comme quoi, la Mostra se diversifie et ouvre des perspectives pour la suite, en délaissant un certain élitisme au profit de la diversité et de l’audace.

Un panel de stars à faire pâlir la Croisette 

Denis Villeneuve, Terrence Malick, Andrew Dominik, Wim Wenders : la Mostra, c’est aussi le cinéma d’auteur. Tandis que le canadien s’essaye cette fois-ci à la science-fiction pure avec Premier Contact, un film d’extraterrestres porté par les stars hollywoodiennes Amy Adams et Jeremy Renner,  le maître Malick revient avec son Voyage of Time, une fresque expérimentale qui se penche sur la naissance de l’univers. Le cinéaste australien signe quant à lui One More Time With Feeling, un documentaire musical sur Nick Cave ; et le réalisateur allemand continue d’exploiter la technologie 3D avec Les beaux jours d’Aranjuez, création apparemment hybride adaptée d’un texte de Peter Handke.  Enfin, des acteurs à la renommée mondiale tels que Natalie Portman (Jackie), Andrew Garfield (Hacksaw Ridge), Ryan Golsing et Emma Stone (La La Land), Michael Fassbender et Alicia Vikander (The Light Between Oceans), Jake Gyllenhaal (Nocturnal Animals) et la jeune révélation Lily-Rose Depp (Planétarium) viendront apporter une touche de glamour sur les écrans et sur le tapis rouge pour couronner le tout !

Entre éclectisme, programmation originale, mélange des genres audacieux, parterre de vedettes et confirmation de nouveaux talents, cette 73ème édition de la Mostra de Venise s’impose donc comme l’événement incontournable de cette rentrée cinéma.

Festival

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Marushka Odabackian
Marushka Odabackianhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

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