BAFTA 2017 : Ultime triomphe pour La La Land avant les Oscars

Vainqueur de cinq prix aux BAFTA 2017, l’équivalent britannique des Oscars, plus rien ne semble arrêter La La Land. Avant la consécration au Dolby Theatre ?

A Londres se tenait dimanche soir la 70ème cérémonie des British Academy of Film and Television Arts, la plus célèbre académie de remise de remise de récompenses britanniques . Et un seul constat : La La Land confirme qu’il est le véritable rouleau compresseur de la cérémonie des prix cinématographiques. En remportant les trophées de Meilleur Film, Meilleur réalisateur, Meilleure actrice, Meilleure musique et Meilleur photographie, La La Land est le grand gagnant de la soirée. A côté, il ne reste que les miettes pour Manchester by the Sea (Meilleur acteur, Meilleur scénario adapté) et Lion (Meilleur acteur dans un second rôle, Meilleure adaptation). A noter que Ken Loach a remporté pour la première fois un BAFTA (hors prix d’Honneur) avec Moi, Daniel Blake, sacré Meilleur film britannique. Les perdants de la soirée sont respectivement Nocturnal Animals et Moonlight, respectivement nommés 9 et 4 fois et tout deux repartis les mains vides. Pour La La Land, il ne lui restera plus qu’à définitivement s’imposer au Dolby Theatre, le 26 février prochain lors de la 89ème cérémonie des Oscars où le film est nommé quatorze fois.

Palmarès complet de la cérémonie des BAFTA 2017 :

Meilleur film : La La Land de Damien Chazelle

Meilleur film britannique : Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Meilleur réalisateur : Damien Chazelle pour La La Land

Meilleure actrice : Emma Stone dans La La Land

Meilleur acteur : Casey Affleck dans Manchester By the Sea

Meilleure actrice dans un second rôle : Viola Davis dans Fences

Meilleur acteur dans un second rôle : Dev Patel dans Lion

Meilleur film d’animation : Kubo et l’armure magique de Travis Knight

Meilleur documentaire : 13th d’Ava DuVernay

Meilleur film en langue étrangère : Le Fils de Saul de László Nemes

Meilleur scénario original : Manchester By The Sea

Meilleure adaptation : Lion

Meilleur réalisateur, producteur ou scénariste britannique pour leur première oeuvre : Under the Shadow de Babak Anvari

Meilleure musique : Justin Hurwitz pour La La Land

Meilleure photographie : Linus Sandgren pour La La Land

Meilleur montage : John Gilbert pour Tu ne tueras point

Meilleurs décors : Les Animaux Fantastiques

Meilleurs costumes : Jackie

Meilleur son : Premier Contact

Meilleurs maquillages et coiffures : Florence Foster Jenkins

Meilleurs effets visuels : Le Livre de la jungle

Meilleur court métrage britannique d’animation : A Love Story de Khaled Gad, Anushka Kishani Naanayakkara, Elena Ruscombe-King

Meilleur court métrage britannique de fiction : Home de Shpat Deda, Afolabi Kuti, Daniel Mulloy et Scott O’Donnell

Meilleur Espoir (EE Rising Star Award) : Tom Holland

BAFTA d’Honneur : Mel Brooks

[irp]

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Backrooms : Plongée mitigée dans l’étrangeté du liminal

Le YouTubeur Kane Parsons adapte ses célèbres espaces liminaux au cinéma avec une direction artistique soignée et une atmosphère vraiment envoûtante. Dommage qu'un scénario trop bavard et un rythme poussif viennent freiner ce projet d'horreur psychologique pourtant bien plus prometteur qu'effrayant.

Le Vertige : Méditation dupieusienne ou aberration cinématographique

Avec "Le Vertige", Quentin Dupieux pousse son cinéma de l'absurde jusqu'à la limite de l'arnaque. Entre méditation cartésienne et pur foutage de gueule, le film embarque Alain Chabat et Jonathan Cohen dans un doute existentiel : et si rien de ce que l'on voit n'était réel ? Mêlant animation et personnages dérivés de cette expérimentation esthétique rétro, cette expérience aussi terne que radicale ne fait pas rire, mais fascine par son obstination. Décryptage d'un vertige métaphysique signé Dupieux.

The Furious : aussi bon que con (et on adore)

Prenez "Taken", ajoutez-y une pincée de "John Wick", beaucoup de "The Raid" et de "City of Darkness", et vous obtenez "The Furious". Entre série B décomplexée et scènes d'action d'anthologie, on tient l'un des meilleurs films d'action de ces dernières années.

Le Dernier Vrai Samouraï : jidai-geki mon amour

Sur le mode de la comédie fantastique, Le Dernier Vrai Samouraï est une mise en abyme savoureuse : un vrai samouraï qui en côtoie des faux, interprétant une version romancée de son propre monde, devenu désuet et un sujet de spectacle. Derrière l’hommage à un genre cinématographique, Jun’ichi Yasuda veut surtout saluer les artisans oubliés du cinéma nippon. Il y a donc de multiples grilles de lecture dans ce film qui, par ailleurs, demeure distrayant, humoristique et parfois spectaculaire.

Disclosure Day : la face sombre de l’émerveillement

Presque 50 ans après "Rencontres du troisième type", Steven Spielberg revient à ses grandes énigmes du cosmos avec "Disclosure Day". Un thriller conspirationniste, porté par Emily Blunt et Josh O'Connor, qui déconstruit la science-fiction pour mieux interroger notre époque sur la désinformation, la dissimulation gouvernementale et la foi en l'humanité. Une réussite !
Kévin List
Kévin Listhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile assidu accro au café. Traîne dans les cinémas d'art et d'essai de Paris. Mange dans les food trucks entre deux films. Prend plaisir à débattre dans les bars des alentours de Notre-Dame. Outre son activité sur le site, Kévin est régisseur sur les plateaux de cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.