Creep, la nouvelle comédie horrifique par les producteurs de Paranormal Activity

Creep, la comédie horrifique créée de Patrick Brice produite par Duplass Brothers et par Blumhouse Production débarque sur Itunes le 23 juin et sur Netflix le 14 juillet.

Synopsis : À la recherche d’un travail, Aaron (Patrick Brice), vidéaste optimiste malgré tout, tombe sur une annonce en ligne qui offre 1 000 dollars pour tourner un film en toute “discrétion”. Pauvre en argent mais riche de naïveté, Aaron décide de se lancer. Il se rend à une cabane dans une ville perdue en montagne pour faire la connaissance de Josef (Mark Duplass) qui, atteint d’une maladie en phase terminale, lui demande d’enregistrer une série de films pour son fils à naître. Aaron est d’abord emballé mais plus la journée avance, plus les malaises se succèdent et plus Josef devient étrange et inquiétant…

Avec Creep, Patrick Brice fait ses débuts en tant que réalisateur avec des producteurs de haut-niveau : Jason Blum (Paranormal Activity, Insidious) et Mark Duplass (Safety not guaranteed) dans un jeu intense entre deux protagonistes qui se renverse à chaque instant. Brice remet au goût du jour le Found Footage, essoufflé après Paranormal Activity et Rec et réussit avec son partenaire Duplass, une prestation incroyable.

À propos de son personnage « Josef », Duplass explique : «Nous étions intéressés par le profil psychologique de cette très, très étrange personne. Nous avons été très intéressés par la façon dont vous rencontrez des gens, quand vous ne comprenez pas encore très bien ce qui se passe, mais que vous commencez à percevoir des signes. Pour nous, c’était d’abord un intense contact visuel, avec une grande absence d’espace personnel, bien au-delà de la complicité, peut-être même trop d’amour ici et là. Mais, pour moi, il y a quelque chose de malsain avec les deux gars. Profondément. C’est le concept de qui est le « Creep » (« Sale type » en français) du scénario? »

Diplômé de l’Institut des Arts, des films et vidéos de Californie en 2011, Patrick Brice s’est démarqué avec son film-thèse Maurice. Après la première de Rotterdam, Maurice remporta le Grand Prix du Jury du meilleur documentaire court au Festival de Floride.

Acclamé par la critique et par l’audience à la Première de SXSWC en 2014, Creep est le premier film de Brice en tant que réalisateur, scénariste et acteur. Sa seconde réalisation The Overnight, débutée lors du Festival de Sundance, sera diffusée par la compagnie The Orchad (Plus fort que les bombes) le 19 juin.

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.