The Walking Dead: The Ones Who Live, à vos Rick et périls ?

The Walking Dead. Il fut un temps ou le show d’AMC trônait fièrement au rang de l’une des meilleures séries disponibles. Puis, au fur et à mesure des saisons, la qualité de l’œuvre s’est nettement dégradée, jusqu’à devenir aussi molle qu’un zombie. Quelques bonnes choses ici et là se sont bien évidemment glissées le temps de certains épisodes, au fil des dernières saisons, mais rien ne sauve le tout d’une véritable descente aux enfers. Un événement en particulier semble avoir achevé la série : le départ de Rick Grimes. Heureusement, c’est bel et bien de lui dont il est question ici, à travers  The Walking Dead: The Ones Who Live.

Bien que cette critique ne dévoilera aucun spoiler sur The Ones Who Live, il est inévitable d’aborder certains pans de son intrigue sans dévoiler des évènements survenus dans The Walking Dead, particulièrement concernant la situation familiale de Rick Grimes à la fin de la série. 

Nous sommes ceux qui vivent

Avant tout, il est important de préciser ceci : The Ones Who Live est une suite directe à la série mère. Autant dire que si vous n’en avez pas regardé au moins une partie, vous ne serez que très moyennement plongé dans l’histoire.  Les 9 premières saisons sont donc indispensables pour comprendre l’intégralité des événements. Sinon, les cinq premières suffisent pour offrir d’excellentes bases. Tant mieux, elles sont excellentes. La mini-série fait donc office d’épilogue à l’histoire de Rick Grimes, protagoniste principal de The Walking Dead et probablement dans le rang des meilleurs personnages de l’histoire des séries télévisées.

Nous sommes dix ans après la disparition de Rick. Dix années durant lesquelles The Walking Dead a poursuivi son (malheureux) chemin. Nous quittions cette belle catastrophe sur une note d’espoir, celle de revoir notre personnage phare dans son propre épilogue. Armée de son sabre et de son amour, Michonne offrait les derniers plans de la saison 11 à dos de cheval, partant à la recherche de son mari dont elle vient d’apprendre la survie. Dix ans. Dix années durant lesquelles Rick a tout ignoré de la situation extérieure. Pourquoi n’a t-il jamais rejoint sa famille, dont RJ, de qui il ignore l’existence ? The Ones Who Live plonge dans le bain dès les premiers instants, apportant une réponse extrêmement dure et satisfaisante, tout en installant l’ennemi principal du show : le CRM. Une énorme compagnie militaire ayant réussi à reproduire une vie presque normale à travers trois grande villes, et qui empêche quiconque de sortir, pour en garder l’existence secrète.

Six nuances d’histoire d’amour

Donc, The Ones Who Live, c’est Rick qui tente de rentrer chez lui ? Oui, et non. Car si certains se souviennent de lui tel qu’il était son départ, c’est dans un état d’esprit totalement différent que le mari de Michonne se trouve au début de la série. Le CRM est, de prime abord, un ennemi bien plus redoutable que tout ce par quoi il est passé. Ses tentatives d’évasions se sont toutes soldées par de douloureux échecs. C’est un Rick vaincu que nous retrouvons dans les premiers instants. En revanche, le talent phénoménal d’Andrew Lincoln est resté intact, rappelant à chaque instant pourquoi la série s’est effondrée après son départ. Non, The Ones Who Live, ce n’est pas Rick qui tente de rentrer chez lui, c’est Michonne qui va tout faire pour le ramener. C’est une histoire d’amour, en six épisodes, plutôt réussie.

Pourquoi plutôt ? Tout simplement car on n’échappe pas au classique défaut des mini séries en peu d’épisodes. Si les quatre premiers prennent leur temps et se révèlent tous excellents, les deux derniers accélèrent pour rusher complètement les évènements. La fin est malheureusement ratée, si l’on exclut les dernières minutes. Dommage ! La menace du CRM aurait largement pu tenir pour quatre épisodes de plus. Les antagonistes ? Expédiés. Le final ? Expédié. Fort heureusement, le cœur de l’intrigue fonctionne. Les retrouvailles tant attendues entre Rick et Michonne fonctionnent et émeuvent. Leur relation constitue le point fort du show, aidé par les superbes performances de leurs interprètes.

Pour le reste, on se retrouve avec des décors travaillés et plus fournis que ce à quoi l’univers de la licence nous a habitué ces dernières années. Quelques plans sont magnifiques, aidés par une photographie soignée. Le premier épisode, notamment, est un concentré de tout ce que la série fait de mieux, ou presque. Quant aux rôdeurs, ils ne constituent jamais la menace majeure du show. À l’exception de quelques rares séquences tendues en fin de saison, nous ne sommes jamais inquiets pour Rick et Michonne, plus rodés à tuer du mort-vivant que l’intégralité des soldats du CRM réunis. Non, l’ennemi majeur reste cette unité militaire. The Ones Who Live offre donc un adieu sympathique, qui aurait pu être phénoménal, avec quelques épisodes de plus et un final mieux maitrisé.

Bande-annonce – The Walking Dead: The Ones Who Live

Fiche technique – The Walking Dead: The Ones Who Live

Création : Scott M. Gimple / Andrew Lincoln / Danai Gurira

Réalisation : Greg Nicotero
Production : Skybound Entertainment
Casting : Andrew Lincoln / Danai Gurira / Terry O’Quinn / Lesley-Ann Brandt
Nombre d’épisodes : 6 de 45mn
Société de distribution : AMC
Diffusion : Disponible sur Paramount + en France

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3

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Dimitri Redierhttps://www.lemagducine.fr/
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