Nouvel EP : Lefkes trace sa route pop et spleen avec Le Temps des ronces

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Trois ans après la sortie de son premier EP, le groupe pop franco-allemand Lefkes, revient avec Le Temps des ronces, une comète débarquée sur la planète Terre pour raconter l’amour, la séparation, la foi aussi en un monde plus beau ensemble, sans oublier qu’ « un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

Réalité augmentée

La voix est posée, claire, limpide. Accompagnée d’une douce musique pop et magnétique, jamais trop envahissante, le texte est roi ici !  Fin 2019, le groupe Lefkes a analysé notre monde en mode dystopique (souvenez vous « des vieux rois sourds règnent sur ton monde de fous ») et a esquissé un monde sans violence « nos enfants apprennent à aimer, à rêver, à ne jamais s’agenouiller, et jamais rien ne les brise » dans « Le Monde infini », extrait du premier EP.  Leur second opus, Le Temps des ronces, parle avant d’amour. De l’amour quand il soulève des montagnes avec « Miracle » ou quand il est définitivement passé avec « Le Temps des ronces » ou encore « La Chambre vide ». Pourtant, dans ses textes Anne-Claire Bondon ne se contente pas de dire que l’amour c’est triste, mais déploie les ailes de la tristesse comme pour mieux nous consoler.

Consolation

La consolation aurait pu en effet être le titre de cet EP hybride: entre musique et poésie,  entre chute et ascension, tant la voix de la chanteuse nous transporte, nous fait décoller. Les textes analysent la relation amoureuse comme une forteresse imprenable qui est finalement prise d’assaut, voire le très mélancolique et combatif « La Tour de guet« . L’ampleur se déploie avec « Quelle aventure étrange », titre hautement mélancolique, qui avec des mots comme « un souffle… un souvenir », nous plonge directement dans d’autres références pop et poétiques, telle que la chanson « Je suis un souvenir » d’Alex Beaupain. Ici, c’est clairement la débâcle des sentiments qui se libère et s’écrit.

La beauté du geste

La musique du groupe, aux accents électro (on se souvient aussi des remix de La Femme approximative), est aussi une musique créatrice d’images fortes. On pense notamment à ce train pris sur une autre rive, à celle qui dit « Dans ce film, je m’incline/ Je tourne le dos à l’horizon… ». Le clip qui accompagne la chanson donne la part belle à une échappée en voiture, à des souvenirs, et s’attarde sur ce que Lefkes chante : les visages, les corps qu’ils soient jeunes ou vieillissants, et qui traversent le monde en posant sur lui un regard d’une beauté qui nous transcende quand elle est mise en musique et en mots, bref en cinq chansons à découvrir de toute urgence !

Extrait de l’EP : Le Temps des ronces

 

Festival

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Chloé Margueritte
Chloé Marguerittehttps://www.lemagducine.fr/
Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

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