Retour vers le passé : splendeurs d’Universal sur LaCinetek

Pour sa nouvelle sélection, LaCinetek propose de (re)découvrir vingt-et-un films d’Universal, le mythique studio hollywoodien. Les films présentés offrent ainsi une vaste plongée dans un cinéma populaire, culte et adulé. Un cinéma aux horizons divers proposant une multitude de rapports au monde.

Présentation de la sélection par LaCinetek : Après l’événement Hitchcock, c’est au tour de 21 « splendeurs » de l’usine à rêves Universal d’arriver sur LaCinetek. Du Nouvel Hollywood aux grands classiques du cinéma contemporain, retrouvez un florilège de films cultes des années 1960 à 2000. Après l’âge d’or d’Hollywood, de nouvelles générations de cinéastes revisitent les genres classiques hollywoodiens et fondent le cinéma américain moderne. (…) Laissez-vous transporter au cœur des plus belles heures du nouveau cinéma hollywoodien.

Si tous les films offrent une conception du monde particulière, cet article revient sur quatre films. L’occasion de les voir, si ce n’est déjà fait !

The Blues Brothers (1980) de John Landis

À l’origine du film, deux personnages du Saturday Night Live : Joliet Jake Blues (John Belushi) et Elwood Blues (Dan Aykroyd). D’abord créée en 1978 pour les besoins de la jeune émission de NBC, l’histoire de cette fratrie fictive ne tarde pas à être un réel succès populaire. De fait, Dan Aykroyd en écrit un scénario, situé dans un Chicago aux rythmes blues et soul. Lors de sa sortie en salles, l’œuvre devient rapidement culte. Et toute cette génération bercée par James Brown, Ray Charles et Aretha Franklin, lesquels jouent dans le film, s’y retrouve. Narrant les pérégrination de deux frères délinquants et de leur « mission pour le Seigneur », The Blues Brothers est une odyssée musicale, dense et surprenante, qui a su s’imposer depuis comme un classique. Le film est aujourd’hui inscrit au « National Film Registry ».

Do The Right Thing (1989) de Spike Lee

Souvent critiquée lors de sa sortie en salles, Do The Right Thing reste une œuvre extrêmement actuelle, même après plus de trois décennies. Comme dans une tragédie antique, l’action du film se déroule en une journée. Ainsi, le film suit principalement Mookie (Spike Lee), livreur de pizzas, lors d’une journée de canicule, à Brooklyn. Plus les heures passent et plus les tensions entre la communauté blanche et la communauté noire se cristallisent. De fait, le film est une analyse sociale fondamentale d’une grande intelligence. En effet, Do The Right Thing traite frontalement des questions du vivre-ensemble, de la représentation des minorités et de la brutalité. Snobé lors du Festival de Cannes de 1989, le film est aujourd’hui considéré comme un classique. Et souvent, comme le meilleur film de son réalisateur.

Cry-Baby (1990) de John Waters

Comédie romantique aux allures de teen-movie musical des années 1950, Cry-Baby s’inscrit dans la lignée de La Fureur de vivre et de Grease. Suite au succès de Hairspray en 1988, une longue « guerre » pour la distribution du film s’installe. C’est finalement Universal qui l’emporte. Cependant, cela déplaît aux fans du cinéma plus indépendant de John Waters, lesquels déplorent cette virée commerciale. Qui plus est, Divine, drag queen emblématique du transgressif Pink Flamingos (1972) vient de décéder. Si ce film sembler marquer l’incursion du réalisateur dans un cinéma grand public, le film ne s’enlise pas dans des clichés. Ainsi, Waters s’amuse comme il sait le faire et le spectateur avisé y reconnaîtra son regard particulier. Révélant Johnny Depp, Cry-Baby ne tarde pas à devenir culte.

21 Grams (2003) d’Alejandro González Iñárritu

Plusieurs existences se mêlent dans 21 grammes (VF), film à la narration non-linéaire. Plusieurs histoires se racontent entre les lignes et les non-dits. Film psychologique sur l’humain, écrit par Guillermo Arriaga, l’œuvre fait partie de la « Death Trilogy » (trilogie de la mort) de son réalisateur. Ainsi, l’œuvre, notamment interprétée avec une extrême justesse par Sean Penn, Naomi Watts et Benicio del Toro, semble en constante recherche de sens et de sensations. De sens parce que les personnages eux-mêmes sont en quête de quelque chose d’inatteignable. Et de sensations parce que les spectateurs sont confrontés à un film particulier, faisant jaillir une palette d’émotions. En effet, qu’il s’agisse du traitement des couleurs ou du cadre, 21 grammes est un film travaillé avec précision, tant sur le fond que sur la forme.

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