Le Flic Ricanant est ressorti en Blu-ray et DVD le 21 septembre

Quand le réalisateur de Luke la main froide et Brubaker s’attaque au polar urbain, le résultat ne pouvait être qu’une plongée hardboiled dans ce que le San Francisco des années 70 avait de moins reluisant.

Il faut croire que le succès des Huit Salopards a pour effet de pousser les distributeurs de vouloir nous faire redécouvrir à quel point Bruce Dern a derrière une carrière fleurissant car, quelques semaines après la réédition de Silent Running, c’est au tour du Flic Ricanant, signé Stuart Rosenberg, de profiter d’une ressortie en Blu-ray/DVD. Réalisée en 1973, cette adaptation d’un roman policier scandinave en transpose l’action dans la Californie des seventies pour en livrer une image sordide où la violence de la rue n’a rien à envier à la corruption de la police. A partir d’une enquête sur le meurtre sanglant d’un inspecteur, qui n’est finalement qu’un prétexte, le duo formé par Bruce Dern et Walter Matthau explore toutes les sphères criminelles de la ville. Leur regard teinté de racisme fait d’eux des anti-héros comme le Nouvel Hollywood les aimait tant et permet surtout de grossir le trait dépréciatif de leurs nombreuses rencontres au sein des diverses communautés qui peuplent la ville. Si les flics avaient en revanche été attachants, cette caractérisation serait moralement contestable mais Rosenberg a pris soin de faire de chacun de ses personnages des êtres détestables, mais dont il est néanmoins plaisant de suivre les tribulations musclées.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD:
Master restauré HD
Editeur : RIMINI EDITIONS
Format : 1.85 / 16/9 compatible 4/3
Format son : Anglais (Dolby Digital 2.0 Mono), Français (Dolby Digital 2.0 Mono)
Sous-titrage : Français
Couleurs
Durée : 1h50
+ Bonus : « Le Paradis suédois Maj Sjöwall et Per Wahlöö » par François Guérif, directeur des éditions Rivages/Noir (22 minutes) ; Bande annonce originale
Prix indicatif : 14,99€

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES BLU-RAY:
Master restauré HD
Editeur : RIMINI EDITIONS
Format : 1.85 / 16/9 compatible 4/3
Format son : Anglais (DTS-HD 2.0 stéréo), Français (DTS-HD 2.0 stéréo)
Sous-titrage : Français
Couleurs
Durée : 1h50+ Bonus : « Le Paradis suédois Maj Sjöwall et Per Wahlöö » par François Guérif, directeur des éditions Rivages/Noir (22 minutes) ; Comparaison des négatifs avant et après la restauration ; bande annonce originale
Prix indicatif : 19,99€

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

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Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

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Julien Dugois
Julien Dugoishttps://www.lemagducine.fr/
Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

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Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.

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Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.