Barry Seal : American Traffic ou l’envol de Tom Cruise en Blu-ray

Ce mardi 16 janvier sort en vidéo Barry Seal : American Traffic. Edité en DVD et Blu-ray par Universal, le film de Doug Liman fait piloter Tom Cruise pour la CIA et la bande d’Escobar. Au programme : le récit d’un american made porté à l’écran par l’une des grandes stars made in america.

Synopsis : L’histoire vraie de Barry Seal, un ancien pilote de la TWA, arnaqueur dans l’âme, recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. Il profitera de l’occasion pour diversifier ses activités en tant que passeur de drogue pour le cartel de Medellín et servira en même temps les intérêts de la DEA…

Barry Seal / Tom Cruise, american made

Le titre original du film, American Made, est intéressant à bien des égards. En effet, Barry Seal est l’un de ses êtres bigger than life qui ont franchi des limites que beaucoup d’entre nous ne connaitront probablement pas. Il est l’un de ces destins fous des States. Le récit incroyable conté dans le film est basé sur la vie du bonhomme. Un homme qui est un pur produit estampillé US. Un pur fils des Etats-Unis, poursuivant l’héritage des grands mythes américains. D’abord pilote, il deviendra un gangster en travaillant avec Escobar. Le fantasme du bandit est ici intimement lié à un autre, celui de l’agent secret. Seal travaille en effet avec la CIA en toute discrétion. Plus tard, il deale avec la DEA en leur donnant des informations sur le Cartel. Entre temps, Barry Seal devient riche. Riche à ne plus savoir quoi faire de son argent. L’unes des séquences comiques du film met en scène Cruise tentant de planquer son magot où il le peut, sa demeure ne comptant plus de cachettes disponibles pour le pactole. En atteignant ses rêves de richesse, Seal espère mettre sa famille loin de tout besoin financier. Car le gus est aussi un père de famille, marié, trois enfants. Notons que ses précédents mariages et premiers enfants ne sont pas mentionnés dans le film. Ainsi Barry Seal est un personnage made in America : père de famille ; métier de rêve ; argent à gogo ; espion ; et gangster…

tom-cruise-est-barry-seal-un-film-de-doug-liman
Tom Cruise / Barry Seal

Quand bien même Tom Cruise délaisse le super-héroïsme « monstrueux » de La Momie pour interpréter un rôle plus terre à terre, son personnage est l’américain ultime. Ne manque plus que des santiags et revolvers pour faire de Barry un cowboy. Plus sérieusement, cette interprétation de Seal par Cruise poursuit l’idée d’un être créé par l’Amérique. En donnant ses traits au personnage, l’acteur lui prête aussi sa personne actuelle. Cruise, comédien et producteur à succès, cascadeur fou, est la star à avoir le plus gros salaire d’Hollywood. Le cast de Cruise permet ainsi d’expliciter le caractère american made, american ultra et bigger than life de Barry Seal.

Blu-ray aérien

Concernant le Blu-ray édité par Universal, rien à redire, hormis l’absence d’une piste vf haute définition. Le film est accompagné de plusieurs featurettes promotionnelles/making-of qui plairont probablement aux spectateurs intéressés par le récit du film et passionneront sûrement les fans du Tom.

Bande-Annonce : Barry Seal

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Image : 16:9 1.85:1 Anamorphic Widescreen / Durée : 1h50
Audio : Anglais, Français, Allemand, Italien Dolby Digital 5.1, Anglais (bonus audio) Dolby Digital 2.0
Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Arabe, Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Allemand, Hindi, Islandais, Italien, Norvégien, Suédois et Turc

barry-seal-un-film-de-doug-liman-avec-tom-cruise-visuel-du-blu-ray-4k-chez-universal

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Image : 16:9 1.85:1 Widescreen / Durée : 1h55
Audio : Anglais DTS Headphone:X, Anglais et Allemand DTS:X, Anglais (bonus audio) Dolby Digital 2.0, Espagnol, Français et Italien DTS Digital Surround 5.1 Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Arabe, Espagnol, Mandarin, Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Allemand, Hindi, Islandais, Italien, Norvégien, Portugais et Suédois

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray 4K

Image : 16:9 1.85:1 Widescreen / Durée : 1h55
Audio : Anglais DTS Headphone:X, Anglais DTS:X, Tchèque, Français et Polonais (voiceover) DTS Digital Surround 5.1
Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Tchèque, Danois, Néerlandais, Finnois, Français, Grec, Norvégien, Polonais et Suédois

COMPLÉMENTS

– Scènes coupées

– « Une histoire à l’américaine »

– Conversation entre Tom Cruise et Doug Liman

– « Dans les ailes »

– Le tournage de Barry Seal : American Traffic

– « Voler plus haut »

– Le vrai Barry Seal

Festival

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Deauville 2026 : The Last Pickpocket in New York, les mains dans les poches

Comment survivent les voleurs à la tire dans notre société moderne ultra connectée, où l'argent est devenu virtuel et les téléphones des traceurs ambulants ? En partant de cette question simple, "The Last Pickpocket in New York" propose un polar urbain délicieusement rétro qui rend hommage aux classiques du genre. Porté par la performance impeccable de John Turturro, le film convainc plus par son atmosphère nostalgique que par son scénario ingénu.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.

Fureur apache (1972), de Robert Aldrich : le cimetière des mythes

Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…

La trilogie du « Docteur Mabuse » de Fritz Lang : quarante ans d’une saga criminelle allemande

Réunis dans un magnifique coffret, les trois films que l’immense Fritz Lang a consacrés au génie du crime permettent de réaliser à quel point ils furent le reflet de leurs époques troublées respectives. Car ces œuvres ne sont pas seulement des films noirs paranoïaques qui inspireront une multitude de cinéastes – jusqu’à aujourd’hui. Ils traduisent l’idée que le chaos génère le mal et que, s’il adopte bien des visages, le mal n’en demeure pas moins intemporel.