Series Mania 2016 : Casual, NSU German History X

Festival Series Mania 7eme édition: le dating online contre un groupuscule néonazi

A 14h45 avait lieu la projection des trois premiers épisodes de la comédie Hulu, Casual. La plus grande salle du Forum des Images était comble et réagissait à la série. Peu étonnant, la création de Zander Lehmann et dirigée par Jason Reitman (Juno) est une des meilleures comédies de cette nouvelle année 2016. La rédaction s’apprête à rédiger un top 3 dans les semaines à venir. La séance était suivie d’un « débat » avec l’universitaire Iris Brey, auteure de La sexualité féminine à travers les séries TV. Sa prestation avait déjà été remarquée l’année dernière en employant à de nombreuses reprises le mot « cunnilingus » devant une salle entière amusée. Cette édition, sa prestation se résume en une rapide présentation des chapitres de son ouvrage en parallèle avec les trois premiers épisodes de la série. Casual aborde la sexualité/les relations amoureuses via internet de manière décomplexée autour de trois points de vue, le grand-frère Alex Cole créateur du site de rencontre Snooger auquel lui-même ne croit pas, sa sœur psychologue Valérie qu’il héberge depuis son récent divorce et la fille de Valérie, Laura de 16 ans. En plus de permettre deux très beaux retours à la télévision pour Eliza Coupe (Happy Endings, Benched) et Frances Conroy (Six Feet Under, American Horror Story), la dramédie provoque très rapidement l’addiction, de par ses personnages fortement attachants, ses répliques cinglantes et le caractère fortement moderne de ses thématiques.

Casual : Fiche Technique

Créateur: Zander Lehmann
Scénaristes: Zander Lehmann, Sheila Callaghan, Liz Tigelaar, Harris Danow, Halsted Sullivan
Réalisateur: Jason Reitman, Max Winkler, Michael Weaver, Tricia Brock, Fred Savage
Avec Michaela Watkins, Tommy Dewey, Tara Lynne Barr, Nyasha Hatendi, Frances Conroy, Eliza Coupe
Vendeur international : Lionsgate Television
Diffuseur(s) : Hulu, Canal + Series
Année de production 2016
10×26′
Pays USA

Après le rire, la poignante NSU German History X (oui le lien avec le film de 1998 avec Edward Norton est volontaire) nous replonge 20 ans en arrière à une époque sombre de l’histoire de l’Allemagne. Le Nationalsozialistischer Untergrund (“Clandestinité nationale-socialiste”) est le nom du trio formé par Uwe Böhnhardt, Uwe Mundlos et Beate Zschäpe, trois adolescents néonazis qui se sont radicalisés dès la fin des années 80. Leur procès, débuté en 2013 pour meurtres racistes et antisémites, est encore en cours. La minisérie en trois parties d’une heure et demi tient à se distinguer de la réalité en répétant en introduction à de nombreuses reprises par des cartons que ce n’est pas un documentaire. Les trois regards caméras ne manquent pas de nous sortir de la fiction et pourtant l’émotion résonne de part et d’autre. L’ellipse au noir est fondamentale et la photographie au grain jauni type Kodac participe à ce frisson historique. Le format est inhabituel et les deux autres parties qui suivent la première chronologiquement seront d’un tout autre de point de vue selon l’équipe de la série. La productrice Gabriela Sperl, un des acteurs principaux totalement bilingue Sebastian Uzendowsky et le créateur/scénariste Thomas Wendrich nous racontent leur expérience marquante. Si la jeunesse résistante s’appose à leurs parents subissant, c’est que l’après-chute du mur a marqué à jamais toute une génération. Les programmateurs de Séries Mania ont mis plusieurs jours avant de pouvoir parler de la série, nous comprenons pourquoi.

NSU German History X : Fiche Technique

Créateur et scénariste: Thomas Wendrich
Réalisateur: Christian Schwochow (Züli Aladag 02, Florian Cossen 03)
Avec Anna Maria Mühe, Albrecht Schuch, Sebastian Urzendowsky, Nina Gummich
Vendeur international : Beta Film
Diffuseur(s) : ARD
Année de production 2016
3X90′
Pays Allemagne

Festival

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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