Ray Donovan, une seconde saison pour une série noire

Ray Donovan incarné par Liev Schreiber est un « nettoyeur, un peu comme dans la série Scandal avec ses gladiateurs, il fixe les dérapages des  stars « overdose,rappeur s’éveillant auprès d’une prostituée morte… » d’Hollywood.

Dans ce monde de paillettes et de stars harcelés par la presse people,  Ray Donovan s’arrange pour régler les affaires en toute discrétion et préserver votre réputation. En cela il rappelle les détectives hard-boiled des années 30. Le 1er épisode a eu lieu le 30 Juin 2013, le même soir que la dernière saison de et quelques jours après la disparition de James Gandolfini,l’acteur de la série culte Soprano.

Cette nouvelle série lancée sur Showtime, Ray Donovan s’ajoute à une programmation déjà riche en séries de qualité avec Shameless et la fameuse série Homeland dont on verra le retour dans une saison 3.
Le show présente une entreprise plutôt florissante, les scandales pleuvent sous le soleil californien, et les affaires bien que n’étant pas de tout repos  marchent plutôt bien.

Cependant, derrière l’homme qui gère la face obscure de la célébrité, se cache un homme hanté par un passé douloureux, le suicide de sa sœur, un anti-héros torturé, qui s’en tirait plutôt bien avant la libération de son père Mickey (Jon Voight) après vingt ans d’incarcération, annoncé par Ray à sa femme Abby (Paula Malcomson) comme un chevalier de l’apocalypse.

Le portrait d’un affrontement entre un père et son fils 

Ce show ne se concentre pas que sur les drames des stars mais aussi sur les démons d’un homme, ravivés par l’apparition de ce père, faire disparaître les démons des autres ne sera plus suffisant, il devra aussi affronter les siens, et faire en sorte que son monde, sa famille ne s’écroule pas.

Ray, un antihéros à la devise mystérieuse : (Vous faites maintenant partie de la solution) a trois frères, dont les vies ont été détruits par un père, manipulateur, mafieux, un grand-père alliant charme et duplicité, un personnage incarné par un Jon Voight, saisissant.

Que s’est-il donc passé à Boston, leur ville natale ? Pourquoi Ray a-t-il fait mettre son père en prison ? Quelles sont les véritables intentions de Mickey ? Dans un dialogue explosive le père lance « :

Je veux retrouver ma famille » ; « Non, tu veux ma famille », lui rétorque Ray.

Une série noire prometteuse 

Les blessures de la famille Donovan annonce une série avec un fort potentiel dramatique, explorant aussi bien les drames cachés du gratin hollywoodien mais aussi ceux d’une famille maquillant ses fissures en réparant celles des autres.La force de cette série se situe aussi dans son casting, l’acteur Liev Schrieber impose avec beaucoup de charisme son personnage, Jon Voight est renversant et les seconds rôles sont parfaitement campés, bien que partiellement introduits, à travers Terry (Eddie Marsan), un ancien boxeur dirigeant une vieille salle d’entraînement, affecté par les premiers signes d’un Parkinson précoce.

Et Bunchy (Dash Mihok), toxico et alcoolo violé par le prêtre de la famille alors qu’il était enfant.Nous avons là une série prometteuse, la mise en scène d’Allen Coulter introduisant avec finesse la noirceur des personnages dans un monde où en apparence tout semble poli peut faire espérer un show de qualité, en tout cas il y a de la matière…

Trailer Ray Donovan

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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