Sa mère commente le look de Paul « Pis c’est quoi, c’te barbe-là ? Vas-tu laisser pousser ça encore longtemps ? T’as pas l’air ben propre avec ça, je trouve. Ca te vieillit en plus ! Rase-moi ça ! Pis ton linge ! Franchement ! Un kangourou ! T’as 51 ans, là ! Tu peux pus t’habiller comme un ado, Paul ! C’est pas amanché d’même que tu vas te pogner une fille, cré-moé ! »
« N’est-elle pas en définitive apparue sur cette terre pour moi, pour me rencontrer ? Mieux que cela, n’a-t-elle pas perpétré le crime de la nuit dernière uniquement pour que je la voie ? »
« Au début, nous avions réparti les rôles selon les physionomies et les tempéraments de nos membres. On disposait d’un formidable Danton, très laid avec une voix de stentor. De grands talents également pour le paralytique Couthon, l’archange Saint-Just, le grossier Hébert. Mais au bout d’un an, chacun des députés, et jusqu’au plus modeste, s’était totalement imprégné de son personnage et de la cause de son groupe, qu’ils soient des centristes du Marais, des modérés de la Gironde, des radicaux de la Montagne, des dantonistes, des robespierristes, des Enragés, des Exagérés, c’était une épouvantable foire d’empoigne. »
L'essai de la journaliste et critique Iris Brey Le regard féminin, une révolution à l'écran nous apprend à changer de regard sur la mise en scène cinématographique et à repenser cette industrie sous un jour féminin.
« Le vieillard resta un moment les yeux fermés. C’était aussi parce que l’odeur de la fille était extraordinairement dense. On prétend que rien autant que les odeurs n’est propre à évoquer les souvenirs du passé, mais celle-ci n’était-elle pas trop douceâtre et trop épaisse ? Elle n’évoquait rien d’autre que l’odeur laiteuse d’un nourrisson. »
Paloma à propos d’Eddie « Ce ne sont pas les femmes que je crains. Il aime plus les nuages et son pays que moi. A chaque fois qu’il décolle, la douleur est plus forte que n’importe quelle tromperie, tu comprends ? »
« Ce qui me frappait toujours face à des truands de bas étage de la Mafia était ces expressions insipides, à croire qu’on leur avait ciré le visage au suif, ainsi que ces modèles de discours inertes et passe-partout dont ils croyaient que c’était une marque de recherche et de sophistication. »
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.