Premier trailer pour le nouveau James Bond

Il est, comme toujours, très attendu. James Bond reviendra en 2020 et Daniel Craig endossera pour la cinquième et dernière fois le rôle de l’agent au matricule 007. Avec un titre ressemblant, sûrement en guise de clin d’œil, à plusieurs anciens opus, Mourir peut attendre (No time to die) est annoncé en salle le 8 avril 2020.

Cette première bande-annonce a d’ores et déjà permis de lever le voile sur certaines interrogations… Mais il ne faut pas croire que les fans y aient trouvé toutes les réponses à leurs questions. Attention, les lignes ci-dessous contiennent des spoilers avec des mentions des derniers épisodes de la saga.

Cary Fukunaga aux commandes 

En remplaçant Danny Boyle, initialement prévu en tant que réalisateur, Fukunaga devient officiellement le premier Américain à réaliser un James Bond. Les divergences entre le réalisateur ainsi que son scénariste fétiche John Hodge avec les producteurs du film devenaient au cours des discussions bien trop importantes pour que Boyle ne reste le réalisateur de ce film.

Selon plusieurs sources, une rumeur similaire était fréquemment relayée. Boyle et Hodge envisageaient la mort du célèbre espion britannique. Chose impossible à imaginer pour bon nombre de personnes… Même si tout cela ne reste que des rumeurs. Il aurait même été établi que les relations entre Boyle et Craig faisaient état de désaccords fréquents.

PHOTO par Violetta, licence Pixabay.

Légende : Bond semble vivre une retraite paisible en Jamaïque au début du film…

Un casting de choix 

À l’issue de Spectre, nous quittions James Bond main dans la main avec Madeleine Swann, interprétée par la Française Léa Seydoux. Il épargnait son démon et la source de ses ennuis depuis plusieurs années, à savoir le numéro 1 de l’organisation criminelle Spectre, Ernst Stavro Blofeld. Nous retrouverons Christopher Waltz dans ce rôle, comme en témoigne sa présence dans la bande-annonce.

Rami Malek continue lui de marquer de son empreinte le monde du cinéma. Après avoir été étincelant dans Bohemian Rhapsody, il incarne le méchant de ce James Bond, le terrible Safin. Toujours est-il qu’un lien éventuel entre lui et Madeleine Swann semble tourmenter le scénario et les relations entre Bond et celle pour qui il a tout quitté. Les surprises seront sûrement de taille. Mais souvenez-vous bien du passage de Spectre ou Swann explique à James Bond pour quelle raison elle déteste les armes à feu…

PHOTO par Sciffler, licence Pixabay.

Légende : Clap de fin pour Daniel Craig

La vraie surprise intervient aussi avec la présence de Lashana Lynch, femme incarnant pour la première fois, un agent matriculé 00. Quelle sera la suite logique des choses ? Seul l’avenir nous le dira.

Et puisque la bande-annonce semble montrer une certaine animosité entre Swann et Bond, ce dernier aura tout le temps de séduire une nouvelle James Bond Girl. L’agent ne manque jamais l’opportunité d’user de ses charmes. L’art de la séduction est naturel pour lui et Daniel Craig, a depuis des années, parfaitement intégré ceci dans son jeu d’acteur. En remportant une partie de poker dans Casino Royale, en charmant Madeleine dans Spectre ou même en convainquant M de le suivre dans Skyfall, il est clair que James Bond sait manier ses qualités physiques et mentales. Ana de Armas succombera sans aucun doute à ce charme puisqu’elle fut annoncée comme la nouvelle James Bond Girl de ce film.

Côté MI6, on ne change pas les bonnes habitudes. Ralph Fiennes en M, Ben Whishaw en Q et Naomie Harris en Miss Moneypenny. Vous retrouverez également Jeffrey Wright en Felix Leiter, l’agent de la CIA allié de Bond. C’est même ce dernier qui apparemment, sortirait Bond de sa paisible retraite passée en Jamaïque.

Des adieux en beauté 

Les chiffres sont comme toujours avec la série Bond, colossaux. Daniel Craig inscrira son nom une dernière fois dans la légende 007. Avec un budget avoisinant selon les rumeurs, les 250 millions de dollars, il dépassera Spectre et deviendra le film le plus cher de l’histoire de la franchise.

Et comme toujours, les marques se grefferont fièrement à cette super-production. Vous pourrez donc y voir le dernier modèle Valhalla d’Aston Martin et une montre Omega pas encore dévoilée… La marque suisse est en effet présente sur le poignet de Daniel Craig depuis ses débuts dans Casino Royale.

Alors, impatient de retrouver le plus célèbre des agents secrets ?

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Backrooms : Plongée mitigée dans l’étrangeté du liminal

Le YouTubeur Kane Parsons adapte ses célèbres espaces liminaux au cinéma avec une direction artistique soignée et une atmosphère vraiment envoûtante. Dommage qu'un scénario trop bavard et un rythme poussif viennent freiner ce projet d'horreur psychologique pourtant bien plus prometteur qu'effrayant.

Le Vertige : Méditation dupieusienne ou aberration cinématographique

Avec "Le Vertige", Quentin Dupieux pousse son cinéma de l'absurde jusqu'à la limite de l'arnaque. Entre méditation cartésienne et pur foutage de gueule, le film embarque Alain Chabat et Jonathan Cohen dans un doute existentiel : et si rien de ce que l'on voit n'était réel ? Mêlant animation et personnages dérivés de cette expérimentation esthétique rétro, cette expérience aussi terne que radicale ne fait pas rire, mais fascine par son obstination. Décryptage d'un vertige métaphysique signé Dupieux.

The Furious : aussi bon que con (et on adore)

Prenez "Taken", ajoutez-y une pincée de "John Wick", beaucoup de "The Raid" et de "City of Darkness", et vous obtenez "The Furious". Entre série B décomplexée et scènes d'action d'anthologie, on tient l'un des meilleurs films d'action de ces dernières années.

Le Dernier Vrai Samouraï : jidai-geki mon amour

Sur le mode de la comédie fantastique, Le Dernier Vrai Samouraï est une mise en abyme savoureuse : un vrai samouraï qui en côtoie des faux, interprétant une version romancée de son propre monde, devenu désuet et un sujet de spectacle. Derrière l’hommage à un genre cinématographique, Jun’ichi Yasuda veut surtout saluer les artisans oubliés du cinéma nippon. Il y a donc de multiples grilles de lecture dans ce film qui, par ailleurs, demeure distrayant, humoristique et parfois spectaculaire.

Disclosure Day : la face sombre de l’émerveillement

Presque 50 ans après "Rencontres du troisième type", Steven Spielberg revient à ses grandes énigmes du cosmos avec "Disclosure Day". Un thriller conspirationniste, porté par Emily Blunt et Josh O'Connor, qui déconstruit la science-fiction pour mieux interroger notre époque sur la désinformation, la dissimulation gouvernementale et la foi en l'humanité. Une réussite !

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.