Cannes 2019 : la sélection de la Semaine de la critique est connue !

Après l’annonce, la semaine dernière, de la Sélection officielle puis de celle des courts-métrages dans le cadre de la Cinéfondation, c’est au tour de la Semaine de la critique de dévoiler ses candidats en ce lundi 22 avril, puisque le monde du cinéma fait fi des jours fériés.

C’est par le biais d’une vidéo que Charles Tesson, délégué général, dévoile les films retenus pour la 58e édition de la Semaine de la critique du festival de Cannes 2019, qui s’étendra du 15 au 23 mai. Il en profite pour rappeler que Ciro Guerra présidera le jury, et que la sélection sera composée de 15 courts-métrages et de 11 premiers ou seconds longs-métrages, dont 10 courts et 7 longs en compétition. Trois prix seront décernés : le Grand Prix Nespresso pour le meilleur long-métrage, le Prix Fondation Louis Roederer de la révélation, et le Prix Découverte Leitz Cine du court-métrage.

Variée de par les pays de provenance (18 au total !), les genres et les histoires qui semblent se profiler, cette Semaine de la critique paraît tout de même placée sous le signe de l’identité. C’est en tout cas la thématique qui ressort de la présentation vidéo de tous les courts, moyens et longs-métrages cités : la réflexion sur l’appartenance à un collectif, que ce soit à un pays ou à une famille, à une genre voire à un corps charnel ; la quête d’identité et de reconnaissance vis-à-vis de l’autre. Par ailleurs, les femmes sont au cœur de cette sélection puisqu’à en croire les brèves présentations, elles tiendront pour la plupart des films le premier rôle. En effet, l’émancipation féminine de la masculinité patriarcale sera un autre thème transversal des films qui composent la sélection. Finalement, c’est Charles Tesson lui-même qui résume bien tout ceci : « C’est l’idée d’oppression, collective ou individuelle, et de ses contradictions, que l’on retrouve dans tous les films ». Une Semaine de la critique qui s’annonce donc riche en personnages forts, en contextes difficiles et sans doute en émotions d’autant plus vives.

En compétition :

Courts-métrages :

Fakh (The Trap), de Nada Riyadh (Égypte)
The Manila Lover, de Johanna Pyykkö (Norvège)
Dia de festa (Party Day), de Sofia Bost (Portugal)
Lucia en el limbo, de Valentina Maurel (Costa-Rica)
Journey through a body, de Camille Degeye (France)
Ikki Illa Meint, de Andrias Høgenni (Danemark)
She Runs, de Qiu Yang (Chine)
Mardi de 8 à 18 (Tuesday From 8 to 6), de Cécilia de Arce (France)
Ultimul Drum Spre Mare (The Last Trip To The Seaside), d’Adi Voicu (Roumanie)
Kolektyvinai Sodai (Community Garden), de Vytautas Katkus (Lituanie)

Longs-métrages :

The Unknown Saint (Le miracle du saint inconnu), d’Alaa Eddine Aljem (Maroc)
Hvityr, Hvitur Dagur (A White, White Day), de Hlynur Palmason (Islande)
J’ai perdu mon corps (I Lost My Body), de Jérémy Clapin (France)
Nuestras madres (Our Mothers), de César Diaz (Guatemala)
Vivarium, de Lorcan Finnegan (Irlande)
Abou Leila, d’Amin Sidi-Boumédiène (Algérie)
Ceniza negra (Land Of Ashes), de Sofia Quiros Ubeda (Costa-Rica)

Séances spéciales :

Courts-métrages :

Demonic, de Pia Borg (Australie)
Please Speak Continuously And Describe Your Experiences As They Come To You, de Brandon Cronenberg (Canada)
Naptha, de Moin Hussain (Angleterre)

Moyens-métrages :

Tenzo, de Katsuya Tomita (Japon)
Invisivel Heroi (Invisible Heroà, de Cristèle Alves Meira (Portugal)

Longs-métrages :

Litigante, de Franco Lolli (Colombien)
Les héros ne meurent jamais (Heroes Don’t Die), d’Aude Léa Rapin (France)
Tu mérites un amour (You Deserve A Love), de Hafsia Herzi

Film de clôture :
Chun Jiang Shui Nuan (Dwelling In The Fuchun Mountains), de Gu Xiaogang

La vidéo annonce :

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Jules Chambry
Jules Chambry
Cinéphile compulsif enfermé dans le cinéma d'antan, passionné de mélos des années 30, de comédies italiennes et de westerns de l'âge d'or. Mes influences vont de John Ford à Fellini, en passant par Ozu, Tati, Pasolini ou encore Capra. J'écris des articles trop longs.

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