Cannes 2017 : Où voir les films de la sélection à Paris ?

Comme chaque année, quelques grandes salles de cinéma parisiennes diffusent les films de la sélection officielle et des sélections parallèles du Festival de Cannes 2017. Une occasion unique de voir certains films, parfois des mois avant leurs sorties nationales.

Les films de la Sélection Officielle 

Dans le IXème arrondissement, c’est le Gaumont Opéra qui aura comme chaque année les honneurs de projeter certains films de la compétition le weekend du 26 au 28 mai. Le programme complet sera disponible le 22 mai sur le site officiel et les spectateurs pourront réserver leurs places à l’avance. Peut-être que certains spectateurs auront le privilège de découvrir en avant-première la future Palme d’Or.

Plus d’informations : Cinemapathegaumont

Les films Un Certain Regard

A peine le temps de se remettre de la fin du festival que le Reflet Médicis sera le lieu de projections de tous les films de la sélection Un Certain Regard. Situé dans le Vème arrondissement, ce cinéma indépendant projettera du 31 mai au 06 juin prochain notamment le film d’ouverture Barbara de Mathieu Amalric, L’Atelier de Laurent Cantet ou Wind River de Taylor Sheridan. La billetterie et les horaires sont disponibles depuis le 12 mai.

Plus d’informations : Reflet Medicis.

 Les films de la Quinzaine des Réalisateurs

Du côté du Ier arrondissement, le Forum des Images est le partenaire officiel de La Quinzaine des Réalisateurs. Du 01 au 11 juin prochain, l’intégralité de la sélection y sera diffusée, longs et courts confondus. L’occasion de voir avant tout le monde Jeanette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont, The Florida Project de Sean Baker, Un beau soleil intérieur de Claire Denis ou Alive in France d’Abel Ferrara

Plus d’informations : Forum des images

Les films de La Semaine de la Critique

Enfin la Cinémathèque Française sera le dernier vecteur du cinéma cannois avec la projection des films de La Semaine de la Critique. L’ensemble de la sélection aura les honneurs d’y être projeté du 7 au 14 juin, l’occasion de découvrir la sélection des courts et des longs métrages comme Ava de Léa Mysius, Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza ou Brigsby Bear de Dave McCary.

Plus d’informations sur : Cinémathèque Française

Sans oublier qu’à partir de mercredi, vous pourrez déjà retrouver en salles Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, le film d’ouverture du Festival. Du côté de la compétition officielle, Rodin de Jacques Doillon sera diffusé simultanément le 24 mai à Cannes et dans toute la France. Le 26 mai, ça sera au tour de L’amant double de François Ozon de bénéficier du même procédé de distribution. Netflix faisant cette année une entrée remarquée (et polémique) à Cannes, on pourra voir Okja de Bong Joon-Ho sur la plateforme à partir du 28 juin.

D’ici le début de l’été, d’autres films des sélections parallèles cannoises auront également droit à une sortie nationale. Le 31 mai, c’est le nouveau film de Philippe Garrel L’amant d’un jour qui sera diffusé dans toute la France. Ava de Léa Mysius sera au cinéma à partir du 21 juin. Enfin, le documentaire d’Agnès Varda et de Jr intitulé Villages, villages sera sur les écrans dès le 28 juin.  

Pour la 70ème édition, la Cinémathèque française s’est également mise aux couleurs du festival et propose une rétrospective en collaboration avec Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, sur les films qui ont fait scandale à Cannes. L’occasion de revoir jusqu’au 28 mai prochain vingt-six films qui ont su magner avec brio la controverse, comprenant La Dolce Vita de Federico Fellini, Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat, The Brown Bunny de Vincent Gallo, Antichrist de Lars Von Trier, Funny Games de Michael Haneke ou bien encore Irréversible de Gaspar Noé, entre autres.

Plus d’informations sur : Cinémathèque Française

Avec ça, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenus. A Cannes ou à Paris, vivez le festival !

Festival

Cannes 2026 : La Vie d’une femme, portrait d’une guerrière moderne

Récompensée l'année dernière par un César pour son rôle d'enquêtrice dans "Dossier 137", sélectionné en Compétition au Festival de Cannes, Léa Drucker foule à nouveau le tapis rouge. L'actrice tout terrain interprète dans "La Vie d'une femme" une chirurgienne épanouie, libre et hyperactive, qui assume pleinement ses choix. En brossant le portrait de ce personnage affirmé par le prisme de ses relations à autrui, Charline Bourgeois-Tacquet compose un drame rythmé au cœur d'un monde hospitalier en déclin. Une bonne leçon de vie qui rend les femmes maîtresses de leur destinée sans les victimiser.

Cannes 2026 : Dua, un corps en guerre

Présenté à la Semaine de la Critique 2026, "Dua" de Blerta Basholli raconte l’adolescence dans un Kosovo au bord de la guerre, entre désir d’émancipation, peur de l’exil et mémoire intime.

Cannes 2026 : Quelques jours à Nagi, ce que le bois retient

Présenté à Cannes 2026, Quelques jours à Nagi est un drame sensible où Kōji Fukada explore l’art, le deuil et la reconstruction dans un Japon rural suspendu.

Cannes 2026 : In Waves, quand les émotions déferlent

Après le merveilleux "Planètes" de la précédente édition, la Semaine de la Critique cannoise propose en ouverture un nouveau film d'animation, "In Waves". Une splendide histoire d'amour et d'amitié au creux des vagues qui déferlent sur nous par salves d'émotions. Grâce à son animation sublime et à son traitement sensible de la perte et du deuil, "In Waves" compose une œuvre à la fois lumineuse et mélancolique. Une magnifique ode au cinéma et à la mer.

Newsletter

À ne pas manquer

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Kévin List
Kévin Listhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile assidu accro au café. Traîne dans les cinémas d'art et d'essai de Paris. Mange dans les food trucks entre deux films. Prend plaisir à débattre dans les bars des alentours de Notre-Dame. Outre son activité sur le site, Kévin est régisseur sur les plateaux de cinéma.

Cannes 2026 : La Vie d’une femme, portrait d’une guerrière moderne

Récompensée l'année dernière par un César pour son rôle d'enquêtrice dans "Dossier 137", sélectionné en Compétition au Festival de Cannes, Léa Drucker foule à nouveau le tapis rouge. L'actrice tout terrain interprète dans "La Vie d'une femme" une chirurgienne épanouie, libre et hyperactive, qui assume pleinement ses choix. En brossant le portrait de ce personnage affirmé par le prisme de ses relations à autrui, Charline Bourgeois-Tacquet compose un drame rythmé au cœur d'un monde hospitalier en déclin. Une bonne leçon de vie qui rend les femmes maîtresses de leur destinée sans les victimiser.

Cannes 2026 : Dua, un corps en guerre

Présenté à la Semaine de la Critique 2026, "Dua" de Blerta Basholli raconte l’adolescence dans un Kosovo au bord de la guerre, entre désir d’émancipation, peur de l’exil et mémoire intime.

Cannes 2026 : Quelques jours à Nagi, ce que le bois retient

Présenté à Cannes 2026, Quelques jours à Nagi est un drame sensible où Kōji Fukada explore l’art, le deuil et la reconstruction dans un Japon rural suspendu.