Berlinale 2017 : Le palmarès complet

La Berlinale 2017 vient de s’achever et de dévoiler son palmarès remis par le jury présidé par Paul Verhoeven. Un beau palmarès plein de surprises qui nous rappelle que Berlin est plus enclin à récompenser les femmes que Cannes.

L’Ours d’Or a été remis à la hongroise Ildikó Enyedi pour son film On Body and Soul (ou Testről és lélekről en hongrois). Une étrange histoire d’amour, puisqu’elle prend place dans l’un des décors les moins glamours imaginables : Un abattoir. On comprend que ce décalage ait plu à Verhoeven.  Sa date de sortie en France n’est pas encore déterminée.

Le Grand prix du jury revient à Félicité, film du portugais Alain Gomis. Ce portrait de femme tourné à Kinshasa sortira chez nous le 29 mars.

Le Prix Alfred Bauer a été remis à la polonaise Agnieszka Holland pour son film Pokot. Un thriller annoncé comme subversif dont la date de sortie en France n’est pas encore déterminée.

L’Ours d’argent du meilleur réalisateur revient à l’inénarrable Aki Kaurismäki, pour son film L’autre côté de l’espoir qui sortira en France le 15 mars.

L’Ours d’argent du meilleur acteur est remis à l’autrichien Georg Friedrich (autrefois découvert par Michael Haneke) pour sa prestation dans Helle Nächte où il incarne un homme qui se rapproche de son
père via un road-trip bucolique. Sa date de sortie en France n’est pas encore déterminée.

L’Ours d’argent de la meilleure actrice a été attribué à la coréenne Kim Min-hee (vue récemment dans Mademoiselle) pour sa performance dans On the Beach at Night Alone, le prochain film de Hong Sangsoo dont la date de sortie en France n’est pas encore déterminée.

L’Ours d’argent du meilleur scénario a été remis aux chiliens Sebastián Lelio et Gonzalo Maza pour Una mujer fantástica, le drame d’une transgenre rejeté par la famille de son défunt mari. Sa date de sortie en France n’est pas encore déterminée.

L’Ours d’argent pour la contribution artistique est revenu à la monteuse roumaine Dana Bunescu pour son travail sur le film Ana, mon amour qui sortira en France le 3 mai.

L’Ours d’or du meilleur court-métrage a été remis à Cidade Pequena du portugais Diogo Costa Amarantes.

Festival

Cannes 2026 : rencontre avec Guillaume Massart pour « La Détention »

À l'ACID Cannes 2026, Guillaume Massart revient sur ses deux longs métrages documentaires consacrés au monde carcéral, "La Liberté" et "La Détention", et sur ce qui les relie : une même volonté de filmer ce qu'on ne voit jamais et de comprendre pourquoi.

Cannes 2026 : La Détention, dans l’antichambre de la prison

Après avoir fait l'état des lieux et des consciences dans un pénitencier corse hors norme, Guillaume Massart investit cette l’École nationale d’administration pénitentiaire (ÉNAP) d’Agen. Un quasi huis clos aux côtés des futurs agents de l'État, qui tentent de se forger une autorité face aux contradictions d'un métier les plaçant dans une zone grise éthique, déontologique et juridique permanente. "La Détention" collecte de précieux témoignages sur une institution en proie à une violence diffuse, à l'épuisement et à une incertitude qui résonne au-delà du plan final.

Cannes 2026 : Fjord, la famille contre la société

Présenté en compétition à Cannes 2026, "Fjord" de Cristian Mungiu explore l’affrontement entre convictions religieuses, pouvoir institutionnel et idéaux démocratiques, dans un drame tendu porté par Sebastian Stan et Renate Reinsve.

Cannes 2026 : Moulin, le masque et la chute

En Compétition officielle à Cannes 2026, László Nemes signe avec "Moulin" un film sur la résistance qui préfère l'effondrement à l'héroïsme, l'homme à la légende. Sobre, tendu, imparfait, mais souvent bouleversant.

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Julien Dugois
Julien Dugoishttps://www.lemagducine.fr/
Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

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