Sherlock, Saison 1 à 3 – Critique De La Série

Synopsis : Ancien soldat traumatisé par la guerre en Afghanistan, John Watson s’installe chez Sherlock Holmes, détective consultant doté d’une grande intelligence et « sociopathe de haut-niveau » selon ses propres mots. De cette rencontre va naître une complicité tant professionnelle que personnelle et une succession d’aventures fantastiques.

Une équipe bien rodée

Avec la saga de Guy Ritchie, la série britannique Sherlock de Mark Gatiss et Steven Moffat sortie en 2010 contribue à moderniser l’image de Sherlock Holmes en le transposant dans le Londres contemporain et en jouant sur le rythme et les ralentis. Crée par Sir Arthur Conan Doyle en 1887, Sherlock Holmes incarne tout un univers d’intrigues, de raisonnement et de logique dont seul le héros possède la clef. Le détective et son acolyte de Docteur, immortalisé par la fameuse réplique « Élémentaire, mon cher Watson ! », ont inspiré bon nombre d’adaptations et de créations littéraires et cinématographiques mais force est de constater que cette version « so british » est l’une des plus fidèles. Les créateurs de la série Sherlock, scénaristes de Docteur Who, sont de véritables passionnés et possèdent un style bien à eux. Habitués tous deux des adaptations de romans classiques pour la télévision, Moffat est, quant à lui, le réalisateur de l’étonnante série Jekyll.

L’univers « Holmésien »

La réussite de la série Sherlock tient dans sa conformité avec l’histoire et les personnages de Conan Doyle. D’emblée, le spectateur avéré arrive en terrain familier avec une introduction semblable à celle du premier chapitre d’Une étude en rouge. Les descriptions de Watson et Holmes sont soigneusement respectées : on retrouve en John Watson ce médecin militaire, abîmé par la guerre en Afghanistan et Sherlock Holmes est ce même passionné de sciences, grand et élancé, vif et intelligent, violoniste à ses heures, qui évolue dans un monde à part. Pour des raisons de santé publique et pour rendre le conte plus moderne, la pipe est rayée du scénario et Holmes se shoote aux patchs de nicotine. Il profite aussi des technologies nouvelles ce qui donne un aspect fascinant à la série, presque surnaturel.

Rapidement, le duo emménage à l’adresse mythique du 221, Baker Street et leurs aventures peuvent commencer. Les épisodes mémorables qui ont fait le succès de Sherlock tel que Le Chien des Baskerville, Son dernier coup d’archet et Un scandale en Bohème – où apparaît la dangereuse séductrice, Irène Adler – sont remis au goût du jour.

L’inspecteur Lestrade, Mme Hudson et Moriarty font aussi partie du décor.

Des acteurs sur mesure

La prestation et le charisme de Benedict Cumberbatch (Star Trek into Darkness,The Imitation Game) font véritablement revivre Sherlock Holmes et Martin Freeman (Le Hobbit) est plus que crédible dans le rôle de Watson. Les deux acteurs étaient d’ailleurs les premiers choix de la production.
De l’avis de la productrice, Sue Vertue : «Benedict était le seul que nous pressentions pour le rôle de Sherlock. Une fois que Benedict est entré en scène, nous avons assisté à une réelle alchimie avec John Watson et je pense que ceci est palpable dès leur apparition à l’écran… »

Observation, intuition et raisonnement font de Sherlock Holmes une redoutable « machine » d’investigations que Cumberbatch interprète avec justesse.
Toutefois, son partenariat avec Martin Freeman et l’évolution du personnage de Watson mettent les deux héros de Sherlock sur un pied d’égalité.

Un héros avec ses faiblesses

Dans Sherlock, la personnalité de John Watson a été explorée pour donner de l’envergure au personnage, un plus grand rôle au sein de l’équipe et une influence positive sur Sherlock Holmes.
Tandis que l’oeuvre de Conan Doyle décrit Holmes comme un surhomme, un être asexué et froid, la bienveillance de Watson rend le détective plus humain, plus sensible. En témoignent les nombreux secours de Sherlock Holmes à son égard et la surprenante transition entre les saisons 2 et 3. Watson avouera pour la première fois qu’ils sont « meilleurs amis ».
Moffat ne voulait pas de cette inaptitude sociale pour le personnage et Cumberbatch d’ajouter : « Bien que Sherlock essaye de se convaincre qu’il n’est pas humain, il l’est. »
Entre autres qualités humaines, Holmes n’est pas insensible aux atouts de la très sensuelle Lara Pulver (MI-5). Après la saison 2, le corps et les mensurations de la jeune femme n’ont plus aucun secret pour lui. À maintes reprises, le détective ira même jusqu’à user de ses charmes auprès de la gent féminine.
Sherlock Holmes n’est qu’un homme, n’en déplaise aux puristes !

Couronnée de succès, la série Sherlock a reçu de nombreuses récompenses aux Emmy Awards 2014 pour ne citer qu’eux.
Pour l’heure, le public attend avec impatience la saison 4 que les créateurs annoncent déjà comme la « saison la plus surprenante et la plus choquante » de la série.

Sherlock: Trailer de la saison 3

Sherlock : Fiche Technique

Série britannique créée par Steven Moffat et Mark Gattis d’après l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle

Diffusée sur BBC depuis le 25 Juillet 2010

Casting : Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Lars Mikkelsen, Marik Gatis, Andrex Scott, Una Stubbs, Lara Pulver, Vinette Robinson, Louise Brealey, Rupert Graves…

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Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

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