How To Get Away With Murder, saison 2, épisode 1: critique

Episode 1 Saison 2 It’s Time to Move On (il est temps de passer à autre chose)

Synopsis: Annalise et ses étudiants devront avancer dans leurs vies comme si rien n’était arrivé, mais nos futurs avocats sont toujours sous le choc de la disparition de Rebecca. Seuls Annalise et Frank sont au courant du meurtre de Rebecca et les deux protagonistes seront déterminés à trouver qui est la personne responsable de sa mort. Pendant ce temps-là, l’incroyable professeure en droit pénal prendra la décision de prendre de nouveaux clients, un frère et une soeur accusés d’avoir assassiné leurs parents. Enfin, une ancienne amie d’Annalise la surprendra en l’attendant chez elle, bien déterminée à lui enseigner une leçon.

Si la première saison de How To Get Away With Murder nous a laissé un souvenir indéfectible de quasi-perfection, la barre peut-elle être mise encore plus haut ? Avec ce season premiere, les questions s’enchaînent et certaines réponses peuvent désormais être apportées. Rappelez-vous ce qui s’est passé dix jours avant (dans l’histoire, en réalité comptons six mois), Rebecca gardée captive chez Annalise, car tous les soupçons sur le meurtre de Lila se portaient sur elle, envoie du portable de Michaela un message étrange à un numéro inconnu « Eggs 911 ». Oliver apprend à Connor qu’il est atteint du VIH. Michaela décide de s’émanciper de l’emprise sur sa belle-mère qui voulait le contrôle sur son futur mariage. Résultat, plus de mariage du tout. Frank travaillait pour Sam qui lui a demandé de tuer Lila. Sa position reste donc toujours à élucider. La sœur de Sam, avec qui Rebecca était en contact, semble lâcher du lest à Annalise qui vit toujours un enfer depuis qu’elle a piégé Nate pour protéger Wes concernant le meurtre de Sam. Asher ne se doute de rien sur l’implication de ses camarades et entame une relation avec Bonnie. L’épisode final se termine sur la découverte du corps de Rebecca sous l’escalier de la cave (on a trouvé meilleure cachette en passant), mais si ce n’est ni Frank ni Annalise qui cela peut-il bien être ? Il fallait s’accrocher durant les 15 épisodes, mais la série tenait tellement de l’ordre du génie sur tous les niveaux qu’il n’était pas difficile d’être tenu en haleine sur plus de six mois. Avec ce premier épisode, la saison va-t-elle continuer sur sa même lancée ? CSM vous livre ses craintes, ses doutes et ses espoirs sans SPOILER ALERTS…

L’épisode s’ouvre sur un rappel qui donne relativement la nausée pour celui qui viendrait en cours de route, puis sur le moment fatidique de la mort de Rebecca avec la voix off d’Annalise « Lorsqu’on est sur le point de mourir, on connaît son meurtrier » (ah bon?!) Okay, Bill d’Elia, qui réalise, souligne au fluo un point que Peter Nowalk, à l’écriture, veut que l’on retienne. RRRrra, que cet amphi nous avait manqué ! Les couleurs du temps présent tendent toujours un peu sur le bleu verdâtre, surtout pour les extérieurs. Wes, qui arrive en retard au cours, tient tête à Annalise devant toute la classe. Il doit lui reprocher de ne pas chercher à retrouver Rebecca. Nouvelle affaire*, nouveau personnage du nom de Eve, je vous laisse découvrir l’actrice que j’affectionne pas particulièrement (et c’est un euphémisme), notamment pour son rôles dans Taken... La mise en scène balaie nerveusement pour faire peau neuve sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle, mais on y est habitué. Eve et Annalise se connaissent de la fac de droit. Passé commun qui resurgira et me fera grincer plus de dent que j’en ai vraiment. L’épisode fonctionne sur un Who Dunnit m’as-tu-vu qui se conclue en queue de poisson. Pourquoi laisser le cadavre sous l’escalier ? Parce qu’on voulait laisser penser que… untel pense que… STOP ! OVERDOSE. Michaela est poursuivie par une certaine hantise gay, et ce n’est pas la seule. Les scénaristes aussi. Bon je me suis fait spoilé sur qui avait tué Rebecca (FU**), et je m’apprête à continuer donc arrêtez la lecture si vous n’avez pas regardé l’épisode. Je disais que les scénaristes aussi était poursuivis par la hantise gay, c’est une obsession. Si le personnage de Connor et sa relation fonctionnait, que son sex appeal et que la figure de l’homosexuel était bien plus complexe qu’un simple stéréotype (quoique), Peter Nowalk s’est senti obligé de surfer sur la vague gagnante et rajouter une histoire entre Eve et Annalise, mais WTF ?!! Pourquoi ?! Twist lesbien complètement inutile fait pour choquer. C’est d’une facilité putassière et l’artifice n’en est que plus visible. On se rend compte à présent de l’écriture torturée, des imbrications, du suspense industriel. La conclusion est réussie, si ce n’est un peu grandiloquente, mais c’est du made in Shonda, aucune mauvaise surprise. Le cluedo prend vie et nous est montré l’assassin, reste à savoir le pourquoi du comment. Autre déception, l’univers musical électro qui faisait la force de la série a perdu beaucoup de vigueur. Pourtant, la boite de nuit était propice à une nouvelle exploitation pour une nouvelle jouissance auditive (non simple arrière fond sonore), mais ils ont peut être tout/trop donné. Quoi, ça arrive après l’amour aussi !

How To Get Away With Murder saison 2 inverse les couleurs, le rouge devient noir et on relance les dés. Je prends le colonel moutarde, j’ai toujours pris le colonel Moutarde ! On a l’impression que la machine recycle tout ce qui pétardait précédemment, mais malgré cela, l’intérêt est intact. Malgré le fait qu’on ait enlevé les lunettes à film polarisant et qu’on s’aperçoit du cheveu sur la soupe, on ne peut que continuer à la boire, elle est tiède, mais ça tombe bien je préfère manger froid. On reprend notre souffle la tête hors de l’eau avec l’impression que l’apnée était désagréable, mais n’est pas sériephile qui n’aime pas souffrir un peu… Il suffit une fois de plus de suivre le fil d’Ariane pour sortir du labyrinthe, septique sur la légitimité de sa complexité, mais le moteur est chauffé, il serait dommage de caler.

* et encore des riches (Shonda Shonda Shonda, glamourous ? Ridiculous ! C’est vrai que plus c’est shiny, plus c’est funny IRONIE) avec en prime la diversité ethnique (et de la surenchère de surcroît?!)

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How To Get Away With Murder : Titres des épisodes à venir

2) She’s Dying = elle est mourante

Annalise et sa team d’étudiants seront pris de court lorsque des officiers de police judiciaires décideront d’incriminer les richissimes frère et sœur qu’elle représente depuis le season premiere avec un nouveau chef d’accusation. Entre temps, les choses deviendront beaucoup plus compliquées pour Annalise lors du procès de Nate. En effet, notre professeure de droit pénal se fera contre-interroger assez brutalement, pouvant mettre en danger la liberté de son amant.

3) It’s Called the Octopus = On l’appelle la Pieuvre

Lorsque Annalise acceptera de prendre un nouveau client, cette affaire la mènera elle et ses étudiants dans un Club échangiste haut de gamme. À côté de cette nouvelle affaire, notre chère professeure continuera de représenter les richissimes frères et sœurs accusés d’avoir tués leurs parents dont elle a voulu s’occuper dès le season premiere. Cependant, l’affaire prendra une tournure terrible lorsque de nouvelles raisons cachées referont surface. Enfin, Wes fera équipe avec un allié inattendu.

4) Shanks Get Shanked = shanks (jarrets/jambes) – shanked (poignardé avec un couteau fait main ou fabriqué à base d’un morceau de métal aiguisé et un vêtement en guise de manche) > vocabulaire issu de prison) “A court de jambe pour courir” ou “[en prison] les jambes deviennent une arme”

Festival

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Antoine Mournes
Antoine Mourneshttps://www.lemagducine.fr/
Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

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