The 9th Life of Louis Drax : Bande annonce du prochain Alexandre Aja

The 9th Life of Louis Drax : La bande annonce mystique d’un thriller surnaturel

Malgré un talent indéniable à la réalisation et le succès de son dernier long métrage Horns, Alexandre Aja n’a pas confirmé avec ses petites productions horrifiques. En témoignent les échecs critiques et commerciaux de Pyramide de son comparse Grégory Levasseur ainsi que de The Door de Johannes Roberts. Armé d’un second degré implacable et d’une tendance agréable à tendre vers le surnaturel, Alexandre Aja est un modèle de réussite à la française, qui nous rappelle néanmoins la difficulté à produire en France de telles productions, du fait d’un circuits de production et de distribution bien trop renfermés.

Cette fois ci, fini le gore extrême pour le français qui s’attaque à un thriller qui mélange surnaturel, drame et épouvante. Après avoir survécu à la mort à huit reprises, le jeune Louis Drax tombe dans un ravin le jour de son neuvième anniversaire. Alors qu’il est en état de mort clinique, la police enquête sur sa chute et s’intéresse de près à son père violent. Le Dr. Allan Pascal, un neurologue, décide de sonder l’esprit de Louis afin de découvrir ce qui lui est arrivé. Un pitch prometteur qui semble annoncer un renouveau dans la filmographie d’Alexandre Aja de par l’absence de second degré et la mise en avant d’un style dramatique plutôt rare chez lui.

 

Affublé d’une réalisation élégante et d’une ambiance surnaturelle maîtrisée, The 9th Life of Louis Drax intrigue et attire l’œil du spectateur. Le casting quatre étoiles (Jamie Dornan, Sarah Gadon, Aaron Paul) impressionne également et promet un thriller fantastique très alléchant, lorgnant vers Dream House et Prémonitions mais avec une plus belle image. Promettant également une approche dramatique avec le surnaturel, le nouveau film d’Alexandre Aja nous rend très impatient. Espérons donc que le film fonctionne aux États Unis, pour sa sortie en salles prévue le 2 septembre prochain.

Bande-annonce de The 9th Life of Louis Drax d’Alexandre Aja

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

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Louis Verdoux
Louis Verdouxhttps://www.lemagducine.fr/
Louis Verdoux : Lycéen passant en première économique et sociale, j'ai commencé ma passion cinéphilique avec le film Spider-Man de Sam Raimi, devenu mon super héros préféré. Cependant mon addiction au cinéma s'est confirmé avec deux films, The Dark Knight de Christopher Nolan et surtout Drive de Nicolas Winding Refn que je considère encore comme mon film préféré. En si qui concerne mes goûts, je suis quelqu'un de bon public donc je déteste rarement un film et mes visionnages ne se limite à aucun genre, je suis tout aussi bien tenté par Enemy que par Godzilla. Le cinéma est bien plus qu'un art et j'espère vous le faire partager

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