Soirée A Love You au cinéma Europacorp

A Love You : l’avant-première privée au cinéma Europacorp

Hier soir, mardi 23 juin, au Cinéma Europacorp, avait lieu la projection privée en avant-première du premier film de Paul Lefèvre (Lucy, Malavita) : A Love You, distribué par Luc Besson. Après un accueil royal au champagne et aux macarons, Cineseries-mag a pu assister à la projection du film, lové dans les sièges inclinables de la salle First du cinéma d’Aéroville. 1h30 de franches rigolades et d’émotions plus tard, l’équipe du film nous a retrouvé dans la salle pour un échange animé dans une ambiance bon enfant. Pendant plus d’une vingtaine de minutes, Paul Lefèvre, Antoine Gouy (Brèves de comptoir, la série Casting), Fanny Valette (La Loi de Murphy, César du Meilleur Jeune Espoir Féminin pour La Petite Jérusalem) et Vincent Leyris ont répondu à quelques questions en toute simplicité et avec l’humour qui les caractérise.

A Love You est le fruit d’un long travail en amont, d’abord un court métrage puis cette rencontre entre Paul Lefèvre et Luc Besson qui a tout déclenché. C’est une oeuvre assez personnelle récompensée au Festival de l’Alpe d’Huez par le Prix Spécial du Jury qui raconte la virée à travers la France de deux jeunes hommes au lendemain d’une fête. Un périple mouvementé pour retrouver une inconnue rencontrée à cette soirée. Paul Lefèvre nous a expliqué que les auto-stoppeurs croisés en bord de route l’avaient inspiré, qu’il leur imaginait des histoires incroyables et qu’il avait vu de ses yeux le fameux tatouage avec la faute « A Love You » sur le bras de quelqu’un. Au départ passionné par le métier d’acteur, Paul Lefèvre a quitté Chartres pour faire une école de Cinéma à St Denis. Dans A Love You, il revêt un double costume : réalisateur et acteur. Et si on devine assez bien qu’il est difficile d’assurer à la fois devant et derrière la caméra pendant une scène, Paul ne manque pas d’ironiser en nous rappelant que le même travail avait lieu lors des scènes de nu :

« C’est un peu compliqué de donner des directives aux techniciens pendant les scènes de nu (…). Au début, à 9h du matin, on est assez gêné mais à 12h, on se tape sur l’épaule et on va déjeuner… (…) Finalement, c’est un confort de jouer nu !»

Concernant les autres personnages, c’est Fanny Valette qui a parlé d’Antoine Gouy pour le rôle de Manu à Paul Lefèvre. Les autres comédiens ont été castés hormis Dominique Pinon (Alien, la Résurrection, L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Pivet), déjà pressenti pour le rôle du sans-abri, et Benoît Allemane, la Voix de Morgan Freeman que Paul voulait dans son film.

Le scénario de Paul Lefèvre est hilarant et pourtant, il sonne tellement juste par moment : certaines scènes « sentent le vécu », il faut bien le dire. D’une soirée arrosée à un road trip dans le sud de la France, il n’y a qu’un pas quand on a vingt ans… A Love You est un voyage initiatique en quête de romantisme qui vous laisse un goût de liberté et d’optimisme dans la bouche. Mêlé aux bulles du champagne et à la douceur des macarons, cette soirée nous a enchantée.

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

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Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

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Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

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