Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Predestination est un thriller futuriste où les agents d’une unité temporel peuvent déterminer à l’avance les individus sur le point de commettre un crime.
Night Call est mis en scène comme un thriller avec pour décors les nuits sauvages de Los-Angeles, et un sociopathe, Louis Bloom, un vampire assoiffés d'images sanglantes à la gloire de l'info spectacle...
La tendresse et la douceur avec lesquelles il filme ses événements contrastent brutalement avec leur froid réalisme, et risquent de choquer plus d'un spectateur.
Blanc comme neige avait de quoi faire, notamment du côté de son casting plutôt impressionnant. C’est pour cela que le constat post-visionnage se montre aussi glacial que la neige…
Nocturna s'inspire des divers récits créés par Tim Burton et Hayao Miyazaki, les réalisateurs/scénaristes suivent le parcours d’un garçonnet qui va découvrir que les chats sont des animaux qui errent la nuit dans le seul but de faire dormir les enfants.
Sécurité rapprochée à tout d’un buddy movie tout ce qu’il y a de plus classique : deux héros que tout oppose et qui doivent néanmoins faire équipe pour survivre, des belles gueules du cinéma hollywoodien pour les incarner, de l’action à gogo et de l’adrénaline à très forte dose...
Les Garçons et Guillaume, à table ! dévoile avant toute chose, le génie de cet homme pour la mise en scène. Rien qu’au niveau du scénario : au lieu d’adapter bêtement son spectacle, Guillaume Gallienne livre une mise en abyme du théâtre.
Michel Hazanavicius, ce touche-à-tout plutôt brillant revient, trois ans après son explosif succès mondial (The Artist) avec The Search, un film de guerre qui se déroule en pleine (seconde) guerre de Tchétchénie en 1999.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.