Portrait : Rami Malek, le geek du futur

Si 2016 a été riche en cinéma, le petit écran n’est pas en reste : plusieurs séries phares ont connu un succès public et critique phénoménal. Parmi elles, Mr. Robot a ébranlé la blogosphère avec son scénario mindfuck, son positionnement social résolument moderne, ses twists renversants et son interprète illuminé, qui a décroché l’Emmy Award du meilleur acteur. Retour sur le parcours d’un geek 2.0 pas comme les autres, Rami Malek.

Rami Malek, 35 ans au compteur, est un acteur discret qui creuse son trou à Hollywood depuis plus de dix ans, apparaissant sporadiquement dans des séries en vogue le temps d’un ou deux épisodes, ou bien au cinéma, le plus souvent dans des seconds rôles. Longtemps méconnu du grand public, le comédien semble avoir le vent en poupe puisqu’il est enfin en train de se faire un nom grâce à sa performance très remarquée dans la série phénomène Mr. Robot. Silhouette frêle, capuche vissée sur la tête, visage émacié et oeil rond, celui qui incarne à la perfection le hacker Elliot Alderson s’illustre là dans un rôle complexe et intense et s’impose par la même occasion comme une valeur montante du paysage télévisuel et cinématographique américain. Zoom. 

Californien d’origine égyptienne, Rami Malek est né à Los Angeles, mais se sent plus à l’aise à New-York, comme il l’explique dans Interview Magazine : « J’ai toujours eu l’impression d’être à ma place à New-York. Dès la première fois où je suis venu dans cette ville, je me suis senti connecté au mouvement, au rythme de cette jungle urbaine, et à cette possibilité d’engager la conversation avec n’importe qui dans la rue ». Fils d’un père représentant en assurances et d’une mère comptable, il grandit avec son frère jumeau Sami, désormais professeur, et sa soeur aînée devenue médecin dont il est aujourd’hui très fier. Elevé dans le berceau du showbiz, il côtoie au lycée des futures stars comme Rachel Bilson ou Kirsten Dunst, avant de se tourner vers le théâtre, décision qu’il impute à une expérience importante. Il aurait ressenti l’appel de la scène lors d’un spectacle scolaire, et déclare à ce sujet dans un autre numéro d’Interview Magazine : « J’ai vu mes parents qui me regardaient me transformer et ça m’a beaucoup affecté, à tel point que cela m’a donné matière à réflexion ». Il part donc étudier les arts dramatiques dans l’Indiana, obtient son diplôme en 2003 et se lance dans le métier l’année suivante, où il apparaît au générique de Gilmore Girls après avoir postulé au casting sur Internet. Pour Rami Malek, c’est le début d’un parcours en dents de scie : l’acteur, qui vit de petits boulots (serveur, etc) collectionne les rôles sans importance et cachetonne à droite à gauche, alternant entre séries télévisées (Medium, Alcatraz, Believe) et blockbusters pour ados…

Des débuts difficiles

Pour Rami Malek, se faire une vraie place dans le milieu n’a pas été simple, notamment en raison de ses racines égyptiennes, longtemps exploitées par les réalisateurs qui le cantonnaient à des rôles d’arabes à cause de ses origines orientales. Ainsi, il incarne un certain Hassan dans le drama Over There en 2005, une série qui traite de la guerre en Irak ; avant de prêter ses traits à un terroriste dans la saison 8 de 24 heures chrono. Sur grand écran aussi, il se plie au jeu et endosse le costume d’un pharaon pour les besoins de la franchise comique La Nuit au Musée, perspective qui au moment des faits lui semblait sympathique si l’on en croit ses propos : « J’étais jeune et j’avais surtout très hâte de tourner dans mon premier gros film de studio. Je me suis dit « Ca risque d’être marrant, et je vais être payé pour le faire ». Je n’ai pas pensé plus loin ». Il poursuit sur sa lancée et joue ensuite un vampire égyptien dans le dernier volet de la saga Twilight, prestation qui lui a permis d’acquérir une petite notoriété, surtout auprès des teenagers.

L’acteur, longtemps ravalé au rang de second couteau, s’illustre alors dans des productions mineures et obtient enfin son premier rôle récurrent en 2005, dans la sitcom La Guerre à la Maison, où il campe un jeune gay au doux nom de Khaleel Nazeeh « Kenny » Al-Bahir… Le comédien, qui affirmera plus tard à BuzzfeedJ’essaie vraiment de m’ériger contre l’ethnicité », n’a visiblement pas toujours appliqué ce principe et a connu des débuts compliqués. Il traîne même quelques casseroles : on pense par exemple à Battleship, superproduction totalement décriée par la critique. Fort heureusement, en dehors de quelques choix douteux, Rami Malek prend rapidement son avenir en main et donne un tournant décisif à sa carrière en 2010, en se glissant dans la peau d’un Marine américain dans la mini-série The Pacific, produite par Tom Hanks et Steven Spielberg. Un changement de cap radical qui va porter ses fruits.

Un florilège de collaborations prestigieuses

Primée de l’Emmy Award de la meilleure mini-série en 2010, The Pacific marque clairement un tournant dans la carrière de Rami Malek, l’ancien rigolo qui pour la première fois occupe un rôle de premier plan avec une légitimité et un sérieux qu’on ne lui connaissait pas. Son talent incontestable tape dans l’œil de Tom Hanks qui lui met le pied à l’étrier et l’engage pour figurer au générique de son film, Tout peut arriver, où il campe un étudiant à la cool, jean, t-shirt et chemise ample ; panoplie vestimentaire simpliste mais très hype qu’il arbore également dans States of Grace et Need For Speed, ce qui lui permet de se construire un personnage nerdy et accessible de guy next door moderne, charmeur mais surtout naturel et spontané.

Pour Rami Malek, c’est le commencement d’un nouveau cycle : il tourne avec les plus grands, y compris le très in Paul Thomas Anderson, qui le dirige dans The Master en 2013. Aux côtérami-malek-regard-yeuxs de Joaquin Phoenix, il donne la réplique au regretté Philip Seymour Hoffman, expérience que l’acteur considère comme formatrice pour la suite de son parcours, puisqu’il dira dans les médias : “Cette expérience fût tout pour moi » et « Je dirais que The Master a été l’un des projets les plus inspirants sur lesquels j’ai eu la chance de travailler ». D’ailleurs, Rami Malek, qui d’ordinaire est plutôt du genre à mettre son grain de sel sur le plateau et à élaborer son personnage avec une certaine liberté, se souvient s’être exceptionnellement conformé aux volontés du cinéaste sans discuter, lui donnant instinctivement raison : « Quand on tourne un film de Paul Thomas Anderson, la meilleure décision que l’on puisse prendre en tant qu’acteur, c’est d’écouter Paul. Car il ne va jamais induire quiconque dans la mauvaise direction. Moi qui d’habitude suis toujours mon instinct sur n’importe quel plateau, ici, j’ai suivi l’instinct de Paul ».

Fini les super productions : l’acteur se tourne désormais vers des films indés et étoffe son CV en collaborant avec David Lowery dans Les Amants du Texas, occasion pour Rami Malek de travailler son accent du Sud, avant de faire la rencontre de Spike Lee, qui lui offre un rôle dans son remake du classique sud-coréen Old Boy. Cette aventure lui laisse cependant un goût amer, lui qui avait beaucoup discuté de son personnage avec le cinéaste, allant jusqu’à s’inventer un look destroy/dominateur, pour finalement être considérablement coupé au montage… Pas rancunier, il acceptera à nouveau de tourner avec Spike Lee pour son projet suivant, intitulé Da Sweet Blood of Jesus. De cette période, il retiendra surtout le prestige des réalisateurs avec qui il a eu le privilège de tourner, déclarant avec fierté dans un entretien : « David Lowery, Sam Esmail, Michael Noer, Sarah Adina Smith : j’aime m’entourer de gens qui sont au top niveau dans leurs domaines ». A partir de là, Rami Malek gagne en visibilité et se fait connaître des cinéphiles, grâce à un style de jeu étrange, à la fois banal et captivant, faisant de ses grands yeux clairs sa marque de fabrique. Inquiétant, mystérieux et fragile à la fois, bizarrement séduisant et carrément iconoclaste, celui qui n’a pas encore l’envergure nécessaire pour porter un film sur ses épaules jouit tout de même de comparaisons flatteuses, certains journalistes l’érigeant en digne héritier de Christopher Walken, Jeff Goldblum, Michael Shannon ou encore Peter Lorre. Pas de doute, il a déjà un pied dans la cour des grands.

Mr. Robot : l’avant et l’après

En 2015, Rami Malek devient la tête d’affiche de Mr. Robot, série phénomène qui déchaîne les passions chez tous les geeks du monde depuis maintenant deux saisons. Pourtant, l’acteur s’amuse encore de son manque de charisme auprès de son ami de longue rami-malek-mr-robot-saison-2date Robert Downey Junior, à qui il confie avec humour lors d’une conversation téléphonique : « Quand l’équipe de Mr. Robot a réalisé que je te connaissais, tout le monde a commencé à me regarder différemment sur le plateau, j’étais devenu le centre d’attention ! ». En dépit de cette pointe d’autodérision, le comédien ne cache pas sa joie à l’idée d’avoir enfin trouvé un rôle à sa mesure, qui lui offre le moyen de donner libre cours à son talent avec le concert du showrunner Sam Esmail, ravi d’avoir casté la bonne personne. Il se souvient de l’audition de son acteur, qui tremblait tant il trouvait le script anxiogène ! Finalement, Rami Malek est retenu après avoir confié à Esmail qu’il appréciait beaucoup les zones d’ombre de son personnage, nerveusement instable. Le créateur de Mr. Robot se félicite d’un tel choix, taclant la profession au détour d’une interview pour Hollywood Reporter : « Le truc, surtout lorsqu’on développe un projet en télévision, c’est qu’il ne faut jamais caster des cons. Aussi bons soient-ils, si c’est des cons, je n’aurai jamais envie de travailler avec eux. » Preuve que Rami Malek appartient à la catégorie des mecs biens !

Ceci étant, l’acteur, sans être intrusif, tient à conserver un droit de regard sur son travail, faveur qu’Esmail lui octroie facilement, le laissant expérimenter, refaire des prises, suggérer des pistes d’interprétation. Ils ont élaboré le personnage d’Elliot ensemble, et pour donner corps à cet anti-héros instable, asocial, hautement intelligent, à la lisière de l’autisme, junkie et légèrement siphonné du bocal, Rami Malek n’a pas hésité à s’investir corps et âme. En digne héritier de la Méthode (comme la grande majorité voire la totalité des acteurs contemporains), Malek est littéralement devenu Elliot pour coller au mieux à son rôle, s’astreignant à un régime strict (« Je n’ai pas beaucoup mangé car j’ai estimé qu’il fallait commencer par là, que ce serait la pierre angulaire de mon entraînement ») mais pas seulement. Pour être le plus juste et le plus convaincant possible, l’acteur s’est préparé sur tous les plans : visionnage intensif de films (Pi, Taxi Driver…), séances chez le psy, documentation sur les maladies mentales et leurs manifestations, etc. Celui qui se dit très exigeant avec lui-même et qui revendique un style de jeu minimaliste révèle qu’avec le rôle d’Elliot, il a dépassé ses limites en flirtant avec folie et noirceur, cherchant en son for intérieur des ressources qui lui auraient permis de mieux comprendre son personnage, de l’appréhender, de le découvrir et d’être en symbiose avec ce geek anarchiste et révolutionnaire. Pour se concentrer et faire ressortir sa créativité, Rami Malek dévoile son petit secret : il écoute de la musique, avant et pendant le tournage, pour explorer une émotion, revivre un sentiment, se situer dans un moment.

« Ce que je fais souvent quand je bosse sur un rôle, j’écoute de la musique. Cela m’influence sur la découverte de certains éléments. Et puis parfois pendant qu’on filme, je me repasse les mêmes morceaux en boucle. Cela fait rejaillir le fruit de mon travail et me permet d’être au top de ma créativité et de ma concentration. » Rami Malek pour Vanity Fair

Résultat : Rami Malek, qui avait déjà laissé entrevoir son style de jeu hybride, à la fois lunaire et nerveux, dans ses autres performances, signe ici une prestation étonnante où le flou et l’angoisse sont parfaitement véhiculés par l’acteur, silhouette creuse et inquiétante à la voix traînante, presque pâteuse, qui donne corps à un héros en orbite, comme absent à lui-même et aux choses du monde, déconnecté des rapports humains et de la réalité. Inaccessible, imprévisible, Elliot Alderson est impossible à cerner, et c’est l’essence même de ce que Malek fait passer dans sa manière d’incarner ou plutôt de désincarner son personnage, sorte de fantôme qui déambule en hoodie dans les rues de New-York, petit informaticien inoffensif dont les grands yeux inspirent la sympathie mais dont l’attitude perchée lui donne un coté très shady.

Toujours sur le fil du rasoir, le comédien a pu exprimer une identité artistique réelle grâce à Mr. Robot, moyen pour lui de se faire remarquer par d’autres cinéastes désireux de lui offrir un premier rôle au cinéma, lui qui auparavant n’avait jamais été tête d’affiche. Non content des récompenses que son travail sur la série lui a valu, Rami Malek peut maintenant se targuer d’être une star de cinéma, ou presque, puisqu’il enchaîne les projets sur grand écran depuis, en commençant par le film expérimental de Sarah Adina Smith Buster’s Mal Heart, oeuvre atypique dont la quasi-totalité des dialogues a été improvisée. S’illustrer là où on ne l’attend pas, aller toujours plus loin, c’est le désir farouche qu’exprime Rami Malek, anxieux à l’idée d’être étiqueté, mis dans une case. Éclectique et curieux, il souhaite toucher à tout, multiplier les pistes et les possibilités.

« Je ne veux pas que les gens repensent à moi en se disant : « Son personnage de Mr. Robot correspondait entièrement à son registre, et il va sûrement finir par jouer un tas de gars paranoïaques obsédés par la théorie du complot ». Ce qui, je l’avoue, pourrait facilement arriver ! J’aimerais leur prouver le contraire en prenant le contre-pied et m’illustrer à l’opposée. Je voudrais faire des choix encore plus dingues ». Rami Malek pour Interview Magazine

En somme, Rami Malek, qui s’impose de plus en plus comme une valeur sûre à Hollywood, incarne une sorte de modernité futuriste dont on pourra avoir un avant-goût dans le remake de Papillon, où il reprendra le rôle de Dustin Hoffman, avant de se glisser dans la peau d’une légende du rock déjantée, Freddie Mercury. Des choix osés mais également audacieux qui montrent une fois de plus que l’acteur n’a pas peur de relever les défis les plus fous. A star is born, tout simplement.

Bande-Annonce de la saison 2 de Mr. Robot

 

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

Backrooms : Plongée mitigée dans l’étrangeté du liminal

Le YouTubeur Kane Parsons adapte ses célèbres espaces liminaux au cinéma avec une direction artistique soignée et une atmosphère vraiment envoûtante. Dommage qu'un scénario trop bavard et un rythme poussif viennent freiner ce projet d'horreur psychologique pourtant bien plus prometteur qu'effrayant.

Le Vertige : Méditation dupieusienne ou aberration cinématographique

Avec "Le Vertige", Quentin Dupieux pousse son cinéma de l'absurde jusqu'à la limite de l'arnaque. Entre méditation cartésienne et pur foutage de gueule, le film embarque Alain Chabat et Jonathan Cohen dans un doute existentiel : et si rien de ce que l'on voit n'était réel ? Mêlant animation et personnages dérivés de cette expérimentation esthétique rétro, cette expérience aussi terne que radicale ne fait pas rire, mais fascine par son obstination. Décryptage d'un vertige métaphysique signé Dupieux.

The Furious : aussi bon que con (et on adore)

Prenez "Taken", ajoutez-y une pincée de "John Wick", beaucoup de "The Raid" et de "City of Darkness", et vous obtenez "The Furious". Entre série B décomplexée et scènes d'action d'anthologie, on tient l'un des meilleurs films d'action de ces dernières années.

Le Dernier Vrai Samouraï : jidai-geki mon amour

Sur le mode de la comédie fantastique, Le Dernier Vrai Samouraï est une mise en abyme savoureuse : un vrai samouraï qui en côtoie des faux, interprétant une version romancée de son propre monde, devenu désuet et un sujet de spectacle. Derrière l’hommage à un genre cinématographique, Jun’ichi Yasuda veut surtout saluer les artisans oubliés du cinéma nippon. Il y a donc de multiples grilles de lecture dans ce film qui, par ailleurs, demeure distrayant, humoristique et parfois spectaculaire.

Disclosure Day : la face sombre de l’émerveillement

Presque 50 ans après "Rencontres du troisième type", Steven Spielberg revient à ses grandes énigmes du cosmos avec "Disclosure Day". Un thriller conspirationniste, porté par Emily Blunt et Josh O'Connor, qui déconstruit la science-fiction pour mieux interroger notre époque sur la désinformation, la dissimulation gouvernementale et la foi en l'humanité. Une réussite !
Marushka Odabackian
Marushka Odabackianhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile depuis ma naissance, j'ai vu mon premier film dans les salles obscures à 2 ans, puis je suis tombée en amour devant "Forrest Gump" à 4 ans, avant d'avoir le coup de foudre pour Leo dans "Titanic" à 8 ans... Depuis, plus rien ne m'arrête. Fan absolue des acteurs, je les place au-dessus de tout, mais j'aime aussi le Septième Art pour tout ce qu'il nous offre de sublime : les paysages, les musiques, les émotions, les histoires, les ambiances, le rythme. Admiratrice invétérée de Dolan, Nolan, Kurzel, Jarmusch et Refn, j'adore découvrir le cinéma de tous les pays, ça me fait voyager. Collectionneuse compulsive, je garde précieusement tous mes tickets de ciné, j'ai presque 650 DVD, je nourris une obsession pour les T-Shirts de geeks, j'engrange les posters à ne plus savoir qu'en faire et j'ai même des citations de films gravées dans la peau. Plus moderne que classique dans mes références, j'ai parfois des avis douteux voire totalement fumeux, mais j'assume complètement. Enfin, je suis une puriste de la VO uniquement.

Top Films 2025 : les meilleurs films selon la rédaction

En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.

Ces scènes de l’imaginaire, du rêve, qui nous fascinent, nous subjuguent

Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.

Les références et clins d’œil dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton

Découvrez les nombreux clins d'œil et références cachées dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton, un hommage à ses films iconiques. Un décryptage détaillé des allusions et hommages qui ravira les fans de longue date et les nouveaux venus