Critiques films

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Maîtres de l’univers (2026) : les muscles froissés

Adoré en mème depuis quarante ans, boudé en salle cet été, le nouveau "Les Maîtres de l'Univers" prouve qu'aimer un souvenir ne suffit pas à remplir un cinéma. Sorti en catimini en streaming sur Prime Video, le reboot de Travis Knight révèle la fracture entre ferveur nostalgique en ligne et indifférence bien réelle du public devant l'écran. Un nouvel échec pour Musclor et son épée magique.

« Star Trek : Into Darkness » : un blockbuster hollywoodien dans les règles de l’art

C'est un très bon divertissement, surpassant le premier opus, nous avons un bon méchant charismatique John Harrison, incarné par l'acteur britannique Benedict Cumberbatch, remarquable dans la série Sherlock. Un méchant autour duquel le scenario est bâti...

Shokuzai – Celles qui voulaient se souvenir, un film de Kiyoshi Kurosawa

Shokuzai - Celles qui voulaient se souvenir impose un mélange des genres : drame glacial, tragédie intime mais aussi thriller et satire sociale. Kurosawa s'amuse à varier les genres dans chaque chapitre, et parvient à tenir le spectateur en haleine jusqu'au bout.

Very Bad Trip 3, de Todd Philips

Very Bad Trip 3 prend un virage plus sentimental autour du personnage d'Alan, donnant à Zach Galifianakis, véritable mascotte de la série, son plus beau rôle.

La Grande Bellezza, de Paolo Sorrentino

La scène d’ouverture dépeint une fête donnée pour les 65 ans de Jep, sur fond de techno disco, des hommes habillés et des femmes ornées de bijoux, se trémoussant sans complexe et avec frénésie ; le clou du spectacle est l'éruption du gâteau d’anniversaire d'une ex-starlette siliconée de la téléréalité berlusconienne, aux formes felliniennes mais abimée par les abus en tous genres. Le film a une sensibilité propre et une démarche qui consiste à approfondir la vacuité des personnages dans une sorte de nihilisme romantique,

Fast & Furious 6 de Justin Lin

Vroom, vroum, et c’est reparti ! Pour la quatrième fois, nous retrouvons Justin Lin aux commandes de ce 6ème opus de la saga Fast & Furious qui ne devrait pas décevoir son public en décharges d’adrénalines et en beaux bolides malmenés.

Epic : la bataille du royaume secret de Chris Weber

Epic est un film d'une grande beauté plastique, bercé de personnages toujours aussi fantasques et dotés d'une bonne dose de poésie, d'action et d’humour. Les plans sont profonds et dynamiques ; les dessins et les couleurs sont magnifiques (comme dans Rio, 2011) et très réalistes et raviront les amateurs du style elfique. L’animation de ce monde de la nature est sublime, mais aussi totalement immersive grâce à une 3D enivrante et aboutie

Only God forgives, un film de Nicolas Winding Refn : Critique

Winding Refn mise tout sur l'esthétique, l'ambiance et le non-dit. Si le rythme est lent, le film est beaucoup plus trash. Les plans à l'esthétique irréprochable et aux couleurs contrastées ont comme unique but d’agresser les rétines du spectateur « Art is an act of violence », telle est la philosophie cinématographique de Relfn.

Mamá d’Andreas Muschietti : Critique du film

Avec Mamá, tous les éléments du conte d'antan sont réunis [i]. Dès l’ouverture et l’apparition à l’écran du “Once upon a time…”, et durant La première demi-heure du film typique des productions horrifiques espagnoles, le spectateur est plongé dans une fable noire aux méandres angoissants : un accident sous la neige...

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« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

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« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

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