Critiques films

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Maîtres de l’univers (2026) : les muscles froissés

Adoré en mème depuis quarante ans, boudé en salle cet été, le nouveau "Les Maîtres de l'Univers" prouve qu'aimer un souvenir ne suffit pas à remplir un cinéma. Sorti en catimini en streaming sur Prime Video, le reboot de Travis Knight révèle la fracture entre ferveur nostalgique en ligne et indifférence bien réelle du public devant l'écran. Un nouvel échec pour Musclor et son épée magique.

Juillet De Sang (Cold In July), un film de Jim Mickle – Critique

Le 31 décembre prochain, le froid vous saisira et Juillet De Sang vous giflera. Ce film sera votre étrange manière de finir l’année Cette Saint-Sylvestre, nuit de toutes les remises à zéro, de tous les projets et de tous les espoirs.

On a marché sur Bangkok, un film d’Olivier Barroux – Critique

On a marché sur Bangkok représente tous les défauts possible d'un genre en perdition ces derniers temps, malgré quelques bonnes surprises de temps à autre.

Critique: Papa Was Not A Rolling Stone, un film de Sylvie Ohayon

Adapté du livre « Papa Was Not A Rolling Stone » en partie autobiographique de Sylvie Ohayon, celle-ci se lance elle-même dans la réalisation de son premier film. Elle réussit à nous dépeindre la vie à la cité des 4000 de manière à la fois authentique et délirante, et tout aussi joyeuse et colorée.

Mommy, un film de Xavier Dolan : Critique

Ce chef d'oeuvre carbure à l'amour, refusant le cynisme, Dolan montre le beau dans une société trop conformiste, dirigée par la marchandisation, c'est un poète qui à la manière d'un Rimbaud nous ouvre les portes d'un univers magique.

God’s Pocket, un film de John Slattery – Critique

God's Pocket reste l’un des derniers films tournés par le très regretté Philip Seymour Hoffman, ici en père de famille à la recherche de son taré de beau-fils. À la façon des frères Coen, John Slattery filme des personnages touchants de bêtise et de médiocrité.

Critique : Chef de Jon Favreau

Chef réputé, Favreau incarne ici un cuisinier dévoué pour son art, débordant de créativité malheureusement engoncé dans un système l’obligeant à contenir et à réprimer sa verve créatrice au profit de recettes hype commençant à dater et demeurant inamovibles, clientèle oblige.

The Landing, un court métrage de Josh Tanner : Critique

Prenant place au milieu d'un champ, The Landing nous renvoie logiquement vers le fameux Les Moissons du Ciel, mais aussi à The Tree of Life pour ces plans fluides et de toute beauté dans cet espace naturel qui fascine tant Terrance Malick.

Critique : Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki

Princesse Mononoké, un conte poétique et politique Synopsis: Au XVe siècle, durant l'ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple...

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« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

« Naïs » : la force du renoncement

En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.

« Les Adieux ne durent jamais » : le voyage comme ultime conversation

Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.