Cold Skin : Xavier Gens a réalisé un long-métrage très Lovecraftien !

Après s’être attelé au tournage d’un film sur l’exorcisme avec The Crucifixion, le réalisateur français Xavier Gens a réalisé une œuvre singulière. Cold Skin risque en effet d’attirer la curiosité des passionnés de littérature fantastique et des œuvres de H.P. Lovecraft.

Xavier Gens a renoué avec le cinéma de genre dans le cadre de son prochain film, Cold Skin, actuellement en post-production, selon des informations de Mad Movies. Ce projet, développé à l’origine par David Slade (30 jours de nuit), était basé sur un scénario d’Alex et David Pastor (Infectés). Xavier Gens a en réalité travaillé sur une nouvelle mouture du script finalement confié à Jesus Olmo (28 semaines plus tard).

Les spectateurs seront plongé dans la destinée d’un jeune officier irlandais, incarné par David Oakes (Les Borgias, The White Queen). Au lendemain de la Grande Guerre et de la boucherie des tranchées, il se rend sur une île proche de l’Antarctique afin de fuir la civilisation. Il a notamment l’intention de mener des expériences scientifiques et d’observer des phénomènes météorologiques. L’homme qu’il est censé remplacer est malheureusement introuvable. Son seul contact sera avec un gardien de phare assez dérangé. Le jeune officier va découvrir qu’à la nuit tombée des créatures qui défient l’entendement humain font leur apparition à la surface de l’île. L’homme du phare pourrait même avoir un secret très lourd à porter et inavouable avec ces créatures…

Les créatures à l’écran, l’atmosphère des années 1920 et l’intrigue vont séduire à n’en pas douter les amateurs des nouvelles fantastiques signées H.P Lovecraft. Cold Skin est en réalité l’adaptation de l’œuvre littéraire de l’auteur catalan Albert Sánchez Piñol, La pell freda (La peau froide), publiée en 2002. Ce film fantastique de Xavier Gens devrait sortir à l’automne 2017 aux USA. Aucune date de sortie en France n’est pour l’instant programmée.

Après s’être cantonné au genre horrifique pendant de nombreuses années avec Frontière(s), The Divide ou The ABCs of Death, Xavier Gens a récemment tourné un film moins oppressant. Il s’est attelé à la réalisation d’une comédie intitulée Budapest et écrite par Manu Payet. L’humoriste, originaire de La Réunion, sera au casting de ce film dont la sortie est prévue pour 2018. Budapest est produit par Labyrinthe Films. Manu Payet s’était confié sur cette comédie en avril dernier sur les ondes d’Europe 1.

Ce sera réalisé par Xavier Gens et pas par moi, car je suis trop par monts et par vaux pour mon spectacle. Je joue dedans, mais j’ai confié la réalisation finalement à un vrai réalisateur qui va nous faire un truc super, car c’est un mec qui a beaucoup de talent. Comme ça, je peux aller faire mon spectacle tranquillement pendant que le film se prépare. La préparation du film a déjà démarré. C’est l’histoire de deux garçons qui sortent de HEC, débauchés à peine sortis de l’école et qui travaillent dans de grandes multinationales. Ils s’emmerdent dans la vie. Ils n’ont pas une vie qui leur plait. Ils ont l’idée de créer la première boite qui organise des enterrements de vie de garçon à Budapest. Tu pars le vendredi, tu rentres le dimanche, et tu te maries. C’est une histoire vraie. Ces garçons existent et nous avons dîné avec eux hier soir, avec mon comparse Jonathan Cohen.

Cold Skin pourrait être présenté dans de nombreux festivals à la rentrée prochaine. La nouvelle incursion de Xavier Gens dans le cinéma de genre et dans le fantastique s’annonce assez envoûtante et visuellement très aboutie, l’affiche du film ressemblant à s’y méprendre à la représentation de Chateaubriand sur son rocher.

xavier-gens-cold-skin-affiche-poster

Bande-annonce – Cold Skin de Xavier Gens – VO :

https://www.youtube.com/watch?v=I2dGYMNyXBU

[irp]

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Digger : satire à balles réelles !

Dans un Hollywood asphyxié par l'absence de prise de risques et l'uniformisation, quel bonheur de pouvoir compter sur une oeuvre telle que "Digger", qui, si elle n'évite pas certains écueils, se révèle être de la trempe de ces films qui osent, qui bousculent, sans ménager le spectacle et le dépaysement attendu de ce genre de productions. Une œuvre qui va diviser, mais qui a le mérite d’exister. Rien que pour cela, l'effort mérite d'être salué.

Doraemon et le Château sous-marin : un cœur sous la carrosserie

"Doraemon et le Château sous-marin" plonge le chat-robot bleu et sa bande dans les abysses, entre camping aquatique, mythes de Mu et de l'Atlantide et peuple des profondeurs. Remake d'un classique de 1983, le film sonde l'âme des machines avec Buggy, véhicule au grand cœur. Une aventure tendre et sage.

Les Roches rouges : L’art de l’enfance

Dans Les Roches rouges, Bruno Dumont filme les jeux et les amours de l’enfance avec le sérieux qu’ils méritent, sans en atténuer le ridicule ni la violence. Sous le soleil de la Côte d’Azur, l’innocence a ses abîmes, et les gestes les plus simples viennent révéler ce que nos vies d’adultes s’emploient à recouvrir.

Détective Conan : L’Ange déchu de l’asphalte – un bolide qui cale au démarrage

Le plus grand petit détective du Japon file à moto aux côtés de Chihaya Hagiwara, la « Déesse du vent », pour traquer un bolide fantôme sur les routes de Yokohama. Un thriller survolté porté par son héroïne et un final à tombeau ouvert, mais dont l'enquête cousue de fil blanc peine à passer la seconde.

Raisons et Sentiments (2026) : le romantisme sous cloche

Georgia Oakley adapte le roman de Jane Austen avec Daisy Edgar-Jones et Esmé Creed-Miles en sœurs Dashwood. Tourné en 35 mm dans le Devon, le film soigne son naturalisme et sa sororité, mais peine à retrouver la satire sociale et la profondeur émotionnelle qui faisaient la force du texte original.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.