Cate Blanchett, présidente du jury de la 71ème édition du Festival de Cannes

Il semblerait que glamour et engagement soient au rendez-vous pour le prochain Festival de Cannes qui se déroulera du 8 au 19 mai 2018. Pierre Lescure et Thierry Frémaux ont annoncé ce matin que Cate Blanchett en présiderait le jury. Un véritable honneur pour l’actrice aux 12 récompenses mais aussi un symbole pour les femmes du cinéma.

En succédant à l’immense réalisateur espagnol Pedro Almodóvar dont le jury a récompensé The Square en 2017, l’actrice autrichienne aura à cœur de tenir dignement ce rôle. Elle a d’ailleurs déclaré : « Le privilège que l’on me fait de me demander de présider le Jury et la responsabilité qui sera la mienne m’emplissent d’humilité. Cannes joue un rôle majeur dans l’ambition du monde de mieux se connaître en racontant des histoires, cette tentative étrange et vitale que tous les peuples partagent, comprennent et désirent ardemment. » On imagine difficilement la fierté et la passion avec laquelle elle a reçu et accepté la proposition mais on ne peut que s’en réjouir.

Découverte en 1998 dans Elizabeth, Cate Blanchett n’a plus quitté le septième art depuis. Navigant entre des rôles divers et variés toujours joués avec une immense justesse : de films indépendants aux productions à gros budget, elle a touché à tous les genres. L’actrice, aux mille visages dans le cinéma international, a été récompensée deux fois par l’Academy Awards. À l’image de sa carrière hétérogène, ces deux oscars lui ont été remis pour Blue Jasmine de Woody Allen et Aviator de Martin Scorsese. La comédienne a tourné avec les plus grands réalisateurs : Todd Haynes, Malick, Scorsese, Woody Allen, Alejandro González Iñárritu, Anderson, Jarmush et a su passer de films d’auteurs aux plus grands blockbusters américains avec Le Seigneur des Anneaux ou encore Thor : Ragnarok chez Marvel. Sa délicatesse s’allie toujours avec sa volonté et sa détermination pour porter au plus haut ses personnages. C’est une femme du grand écran certes, mais aussi une comédienne qui frôle encore les planches de temps à temps et est d’ailleurs co-directrice du Sydney Theatre Companycate-blanchett

Derrière cette actrice de talent, il y a aussi une grande femme pleine d’engagement qui a su faire frémir Hollywood. L’une des premières à briser le silence concernant l’affaire Weinstein, elle saisit les grandes occasions pour exprimer ses opinions militantes en faveur des droits des femmes et contre le harcèlement sexuel. Cate Blanchett a ainsi créé, avec plusieurs grandes stars américaines, un fonds contre le harcèlement sexuel visant à apporter un soutien juridique et légal aux femmes victimes de harcèlement au travail, et ce, dans n’importe quel secteur. Time’s up est le projet phare de 2018 qui ouvre l’année de manière engagée et déterminée avec une lettre ouverte très claire.

Véritable coup de maître médiatique pour le Festival de Cannes ? Peut être, mais cela est aussi une manière de témoigner leur soutien aux femmes du monde et de porter au rang mondial des luttes pour l’égalité.

Cate Blanchett sera à l’affiche de deux films bien distincts en 2018 : Ocean’s 8, de Gary Ross et Where’d You Go, Bernadette? de Richard Linklater. Deux productions qui en disent long sur la variété de ses choix artistiques. L’éclectisme de sa carrière laisse présager de longs et passionnants débats dans le clan du jury et surtout, une Palme d’or digne de son talent, du moins, c’est tout ce que l’on espère. Réponse le 18 mai prochain…

Festival

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Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

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Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

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Gwennaëlle Masle
Gwennaëlle Maslehttps://www.lemagducine.fr/
Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

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