Avengers 2 – Age Of Ultron : Musique B.O Du Film

 Avengers 2 – Age Of Ultron – La B.O./Trame Sonore/Soundtrack

The Show Must Go On

Pas de doute, pour composer une telle bande-originale, il fallait deux super-héros de la musique de film, deux compositeurs ayant fait leurs preuves et ayant compris ce que doit être une partition grandiloquente et spectaculaire. C’est chose faite avec le duo Danny Elfman/Bryan Tyler. Le premier ne se présente plus, non seulement parce qu’il est le compositeur attitré de Tim Burton. Mais aussi parce qu’il a su sortir de ce carcan, en composant des bandes-originales de films telles que  Real Steel, Men In Black 3 ou encore American Bluff. Le second moins réputé, a fait parler de lui sur la trilogie Expendables ou, plus récemment, sur Fast And Furious 7.

Alors soyons franc, cette bande originale n’apporte absolument rien de neuf dans le paysage, certains y critiqueront les fameux « pouiiiin pouiiiin… » (entendez par là : des cuivres omniprésents) de rigueur dans ce genre de film. Mais quand même, que c’est bon que ce genre de film s’assume et revendique jusqu’au bout son aspect entertainment, qu’il se dote d’une musique toute aussi dédiée à satisfaire le spectateur fan de grandiose, d’action et de manichéisme. Bref, une bande originale ancrée dans son registre et qui remplit son contrat haut la main : faire revivre le film à chaque fois qu’on l’écoute.

Sortie : 28 avril 2015

Distributeur : Marvel Music

Durée : 78’

Tracklist :

1. Avengers : Age Of Ultron Title 0’44

2. Heroes  2’07

3. Rise Together 2’24

4. Breaking And Entering 3’04

5. It Begins 2’43

6. Birth Of Ultron 3’06

7. Ultron-Twins 4’14

8. Hulkbuster 4’33

9. Can You Stop This Thing ? 1’04

10. Sacrifice 2’42

11. Farmhouse 4’03

12. The Vault 2’58

13. The Mission 2’48

14. Seoul Searching 2’48

15. Inevitability-One Good Eye 5’08

16. Ultron Wakes 1’43

17. Vision 3’48

18. The Battle 4’25

19. Wish You Where Here 1’37

20. The Farm 1’14

21. Darkest Of Intentions 2’27

22. Fighting Back 2’33

23. Avengers Unite 1’08

24. Keys To The Past 1’49

25. Uprising 2’32

26. Outlook 2’39

27. The Last One 2’14

28. Nothing Lasts Forever 1’58

29. New Avengers – Avengers : Age Of Ultron 3’10

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.

Billie Eilish en 3D, Mortal Kombat II et le Métronome Cardiaque : La Musique qui Habite le Corps

Trois films, trois compositeurs, trois façons radicales de ne plus seulement faire écouter la musique, mais de la faire habiter le spectateur : calibrer sa distance au monde, repousser ses frontières physiques, et synchroniser son pouls sur celui du film. Cette semaine, la bande-son cesse d’être un accompagnement. Elle devient une mesure précise du corps.

Baroque, art-rock et pop massive : les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s’habille en Prada 2

Baroque vivant, psychose en musique et pop impitoyable. Les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s'habille en Prada 2 transforment la musique en vraie force narrative.

Nous l’Orchestre & Drunken Noodles : l’orchestre en fusion et le silence sensuel

Du souffle rauque d’un chef en transe, des cuivres qui frappent la poitrine et des archets qui grincent à quelques centimètres de l’oreille… jusqu’au silence moite d’un été new-yorkais où une note solitaire effleure deux corps qui se cherchent dans le vide.Cette semaine, deux approches radicalement différentes de la musique de film : l’une plonge au cœur de la matière symphonique vivante, l’autre caresse avec une sensualité retenue et fragmentée.