Pour le dernier film du Spiderverse de Sony, "Kraven the Hunter" surprend malgré des défauts. Un agréable et sympathique divertissement du samedi soir réalisé avec soin, porté par un Aaron Taylor-Johnson charismatique, doté de scènes d’action plus que correctes voire impressionnantes et qui remplit sa mission d’origin story (même si elle ne mènera nulle part au final).
"Conclave" est un film captivant et intense qui mêle suspense, réflexion sur la religion et la société, et performances exceptionnelles d'acteurs. Un candidat sérieux pour les Oscars 2025, avec une mise en scène brillante et un contexte rare du conclave papal brillamment exploité.
Retrouvez notre interview de Romain Duris et Guillaume Senez pour "Une part manquante", dans le cadre du Festival de films francophones Cinemania 2024. Une rencontre courte mais intense.
Un suspense d’épouvante prometteur mais décevant, avec Hugh Grant en méchant psychopathe. Malheureusement, "Heretic" est plombé par des dialogues interminables, un sujet religieux trop survolé et une mise en scène mal exploitée. Entre incohérences et ennui, le film ne parvient pas à tenir ses promesses, laissant le spectateur frustré par un suspense qui manque de tension.
"L’Attachement" est un film coup de cœur qui capte la beauté et la tristesse de la vie avec tendresse et justesse. Une comédie dramatique réaliste, touchante et sublimée par son magnifique quatuor d’acteurs. À ne pas manquer !
Fabrice du Welz réalise là peut-être son film le plus ambitieux à tous niveaux. Il revient sur l’affaire qui a défrayé la chronique en Belgique durant le milieu des années 90 et qui résonne encore tristement chez tous ceux étant assez adultes pour s’en souvenir. Et si "Le Dossier Maldoror" ne porte pas l’étiquette « basé sur des faits réels » car il prétend juste s’en inspirer librement, les ressemblances sont frappantes. Documenté, dense et captivant, il joue autant sur l’enquête en elle-même que sur la cacophonie policière qui a entouré cette affaire et ses rebondissements dans les plus hautes sphères.
"Jouer avec le feu" est un film puissant et contemporain des sœurs Coulin, qui traite avec efficacité et sobriété le glissement d’un jeune homme vers l’extrémisme. Porté par Vincent Lindon et Benjamin Voisin, ce drame familial, poignant et nécessaire, est à découvrir de toute urgence.
Ancré dans le Jura et inspiré par "Fargo", "Un ours dans le Jura", troisième film de Franck Dubosc, mélange comédie et polar hivernal. Une intrigue captivante et des personnages réalistes qui offrent un film réussi malgré quelques menus défauts. On passe un bon moment de cinéma.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.