"The Substance", un film d'horreur radical et intelligent, captivant dès les premières images. Découvrez ce chef-d'œuvre cinématographique, une œuvre viscérale et extrême qui divise, choque et vous hante longtemps. Un incontournable de l'année !
À la question de savoir si "Anora" est un bon film, la réponse est oui. Si on s'en pose une autre sur le mérite de la dernière Palme d'or, elle s'avère alors négative, sachant la qualité du reste de la compétition cannoise. Illuminé par des personnages attachants, ce conte de fées moderne qui vire à la désillusion, s'avère tour à tour drôle, cru et réaliste tout en étant plutôt prenant. Il se pare toutefois d'une fin sibylline, voire ambiguë, et il demeure bien trop léger et superficiel pour marquer durablement les esprits.
L’infatigable (et très âgé) Paul Schrader en a fini avec sa passionnante mais inégale trilogie sur la rédemption et revient avec l’adaptation d’un roman de Russell Banks. "Oh, Canada" est une œuvre apaisante qui nous fait voyager dans les souvenirs d’un homme malade qui décide de se confier à sa femme avant sa mort. Un long-métrage toujours dans l’entre-deux qui nous cueille par sa simplicité, son aspect tragique caché sous le vernis d’une apparente douceur.
Se farcir un film comme "Carla et moi" et l’apprécier est certes possible, mais il faut vraiment être un inconditionnel du cinéma indépendant américain dans tout ce qu’il a de plus cliché. Ici, c’est un condensé de ce qui le caractérisait dans les années 90 et le début des années 2000. C’est donc clairement dépassé, en plus d’être complètement hermétique pour qui n’y goûte pas ou plus. Et si on pouvait apprécier dans certains cas ce cinéma intello et quelque peu nombriliste, ici c’est encore moins le cas, car il semblerait que le film ait été fait pour le public juif uniquement tant les autres se sentiront moins concernés et inclus.
Présenté au dernier Festival de Cannes, "La Jeune femme à l’aiguille" est la première sélection du suédois Magnus Van Horn en compétition officielle après deux long-métrages remarqués et aux antipodes de celui-ci, sur la forme et sur le fond. Reste ici comme point commun un fond malaisant et des séquences parfois proches de l’insoutenable psychologiquement. Au niveau de la forme, c’est volontairement austère au point de lorgner sur les terres de l’horreur gothique d’antan. C’est donc une œuvre visuellement aboutie qui relate un sordide fait divers du début du XXème siècle mais qui prend trop son temps pour atteindre le cœur de l’histoire avec une première heure où de nombreuses séquences s’avèrent au final inutiles. On retiendra un objet peu commun que ne renierait pas un certain Robert Eggers et qui peut compter sur quelques scènes chocs, un visuel peu engageant mais abouti et deux actrices totalement investies.
Alexandre Aja nous livre paradoxalement une œuvre faible et inaboutie, la faute à un scénario aussi simple dans son principe que confus dans son déroulement et doté d’une conclusion ambiguë et frustrante qui ne nous a pas convaincu. D’autant plus que "Mother Land" ne fait jamais peur pour un suspense horrifique, que la métaphore qui le sous-tend est lourde au possible et que tout cela se révèle plutôt ennuyant malgré une belle photographie et un joli travail sur l’ambiance.
Il faut le voir pour le croire. "Trap" nous renvoie au pire de Shyamalan, à la fin de son adoubement des débuts et après une période de renaissance riche en bons films. L’idée était intrigante – voire même excitante – mais l’exécution est purement et simplement catastrophique. Une gigantesque blague où les invraisemblances et les incohérences s’enchaînent, acte après acte, jusqu’à saturation.
"Twisters" n’est pas vraiment une séquelle classique ni même un reboot ou un (très à la mode en ce moment) legacy sequel. C’est juste, près de trente ans plus tard, un long-métrage qui se déroule au même endroit sur le même sujet. Un peu comme un héritier réactualisé, avec la technologie d’aujourd’hui, du sympathique film de Jan De Bont datant de 1996.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.