Rémy Fiers

28 ans plus tard : quand Danny Boyle se surpasse et se dépasse

Avec "28 ans plus tard", Danny Boyle signe un film de zombies audacieux et viscéral, entre mise en scène inventive, paysages saisissants et tension constante. Une suite tardive mais inspirée, qui redéfinit le genre avec panache.

Life of Chuck : Merci Chuck, 39 ans de service certes mais surtout 111 minutes de bonheur

"Life of Chuck", adaptation sensible d'une nouvelle de Stephen King par Mike Flanagan, est un conte métaphysique bouleversant qui émerveille par sa poésie, sa mise en scène et son humanité.

Hurry Up Tomorrow : de l’esbroufe tape à l’œil au ridicule

Si on a envie d’y croire au début, le soufflé retombe vite et, plus il avance, plus ce film à la gloire (ou pas) du chanteur The Weeknd (Abel Tesfaye de son vrai nom) se révèle aussi creux que vain et prétentieux.

Thunderbolts* : Heart Squad ou le Marvel du cœur

"Thunderbolts*" marque un tournant inattendu dans le MCU avec une équipe d’anti-héros attachante, une tonalité plus émotive et un méchant enfin réussi, loin des dérives du Multiverse.

Drop Game : Accueil correct, service client à revoir et plats tarabiscotés pour expérience mitigée

Le postulat de "Drop Game" est simple mais engageant : un lieu quasiment unique (un restaurant chic au dernier étage d’un gratte-ciel), un quidam qui va être au centre d’un étrange canular (une personne dans le restaurant lui envoie des images menaçantes en drop) et un soupçon de romantisme (le contexte de l’action est une première date) qui se placent comme les ingrédients de ce cocktail détonnant et purement conceptuel. On ne peut donc nier que tout cela était plutôt intrigant et promettait un bon petit moment de suspense, de tension et de révélations.

Cinemania 2024 : Interview portrait de la réalisatrice Zabou Breitman pour Le Garçon

Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.

Novocaïne : film anesthésiant et générique

Une petite comédie d’action, de type série B décomplexée, on est toujours client ! Dotée d’un titre original et accrocheur, et d’un canevas qui l’est tout autant, on se dit qu’on va passer un bon moment. Sauf que "Novocaïne" n’a à offrir qu'un concept dont il tire quelques séquences de violence amusantes.

The Monkey : Gore, burlesque et… grotesque

"The Monkey", adaptation décevante de Stephen King réalisée par Osgood Perkins, offre un début prometteur mais souffre d'une intrigue simpliste et d'une mise en scène anecdotique. L'humour noir empêche toute tension, et l'absence de rythme rend cette série B vite oubliable. Un cocktail d'horreur et de comédie raté.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.