"Thunderbolts*" marque un tournant inattendu dans le MCU avec une équipe d’anti-héros attachante, une tonalité plus émotive et un méchant enfin réussi, loin des dérives du Multiverse.
Le postulat de "Drop Game" est simple mais engageant : un lieu quasiment unique (un restaurant chic au dernier étage d’un gratte-ciel), un quidam qui va être au centre d’un étrange canular (une personne dans le restaurant lui envoie des images menaçantes en drop) et un soupçon de romantisme (le contexte de l’action est une première date) qui se placent comme les ingrédients de ce cocktail détonnant et purement conceptuel. On ne peut donc nier que tout cela était plutôt intrigant et promettait un bon petit moment de suspense, de tension et de révélations.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Une petite comédie d’action, de type série B décomplexée, on est toujours client ! Dotée d’un titre original et accrocheur, et d’un canevas qui l’est tout autant, on se dit qu’on va passer un bon moment. Sauf que "Novocaïne" n’a à offrir qu'un concept dont il tire quelques séquences de violence amusantes.
"The Monkey", adaptation décevante de Stephen King réalisée par Osgood Perkins, offre un début prometteur mais souffre d'une intrigue simpliste et d'une mise en scène anecdotique. L'humour noir empêche toute tension, et l'absence de rythme rend cette série B vite oubliable. Un cocktail d'horreur et de comédie raté.
"La Pampa" est un premier film bouleversant qui allie chronique rurale, drame et récit d'apprentissage. À travers le personnage de Willy, incarné par la révélation Sayyid El Alami, ce long-métrage d'Antoine Chevrollier explore les thèmes du secret, du premier amour et des choix de vie. Avec sa mise en scène naturaliste et sa bande sonore poignante, le film touche par sa simplicité, sa profondeur et son humanité, offrant un instantané émouvant de l’adolescence à l’âge adulte.
"Je suis toujours là", un film puissant, poignant et nécessaire qui explore la dictature militaire au Brésil à travers une histoire vraie. Avec une prestation exceptionnelle de Fernanda Torres, ce drame intime et engagé nous plonge dans l'angoisse et l'incertitude d'une famille dévastée. Réalisé par Walter Salles, ce long-métrage marquant est un devoir de mémoire essentiel à l'heure des régimes autoritaires. À découvrir absolument !
Avec "The Brutalist", Brady Corbet explore l'histoire de l'Amérique à travers le parcours d'un architecte hongrois, abordant des thèmes puissants tels que le capitalisme, le racisme et l'illusion du rêve américain. Une œuvre ambitieuse, dense et épique, portée par une prestation exceptionnelle d'Adrien Brody et une bande-son envoûtante. Un film à voir absolument, qui marquera l’histoire du cinéma contemporain.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.