À partir du seul rapport de police en Espagne faisant état d'un phénomène surnaturel, Paco Plaza offre une seconde jeunesse au film de possession. Faisant preuve d'un sens de la mise en scène des plus prononcés, le cinéaste ibérique dresse le portrait d'une jeune fille coincée entre deux âges et persécutée par un esprit malin.
Voilà 25 ans que le festival de Gérardmer rythme l'hiver des adeptes de cinéma de genre. Pour fêter cet anniversaire, le festival nous offre cette année 45 films dont 17 avant-premières françaises, parmi lesquelles des productions françaises très attendues comme Ghostland, Revenge ou Mutafukaz. Le festival mettra également à l'honneur le cinéaste espagnol Alex de la Iglesia au travers d'une rétrospective de ses plus grands films.
Primé à l'Étrange Festival, La Lune de Jupiter assoit un peu plus la notoriété de Kornél Mundruczó. Mêlant une nouvelle fois film social et film de genre, le réalisateur hongrois essaie tant bien que mal de dresser un portrait de la condition des migrants en Europe. Cependant il préfère s'amuser à faire des acrobaties avec sa caméra plutôt que d'approfondir son message.
Pour son grand retour sur les écrans français, Jackie Chan abandonne sa jovialité pour laisser place à un rôle plus torturé. Le Maître chinois devient dans The Foreigner, un père revanchard et taiseux, prêt à en découdre avec l'IRA. Un thriller d'action qui montre le grand Jackie sous un tout nouveau visage.
Dans Braguino, l'artiste Clément Cogitore nous emmène au plus profond de la taïga sibérienne. Un lieu hors du temps où vivent en autarcie deux familles ennemies, les Braguine et les Kiline. Une barrière et des règles les séparent. Un voyage mystérieux et dépaysant.
Sorti en 1977 alors que la folie Star Wars fait rage, le Convoi de la peur subit un échec retentissant au box-office. Alors que le film fête cette année ses 40 ans, son statut de chef d'oeuvre maudit rappelle à lui tout seul la singularité de son auteur, William Friedkin. Cinéaste fou et de tous les excès, Friedkin se sera livré corps et âme pour faire du Convoi de la peur une oeuvre avant-gardiste au réalisme frappant. Un monument de tension pour un voyage au bout de l'enfer.
Après avoir dynamité le genre du giallo, Hélène Cattet et Bruno Forzani s'attaquent cette fois-ci au western spaghetti et au poliziesco. Direction un village abandonné dans le sud de la France pour un règlement de comptes où les balles fusent de tous les côtés. L'occasion pour les deux esthètes de pousser encore plus loin leurs expérimentations et d'offrir un travail sonore et visuel des plus bluffants.
Le FEFFS se termine avec Tragedy Girls, mais ce n'est qu'un avant goût de la nuit mémorable qui a suivi. La Nuit excentrique apporte une nouvelle fois son lot de nanars venus avec leurs faux-raccords, leurs effets spéciaux cheap, leurs VF inimitables et leurs héros charismatiques parmis lesquelles un Homme-Puma, et Jackson un ranger friand de short moulant.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.