Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

PIFFF 2015 : Soirée d’ouverture

Pour sa cinquième édition, le toujours plus ambitieux PIFFF se délocalise dans la plus grande salle d’Europe, le Grand Rex...

Les Anarchistes, un film d’ Elie Wajeman: Critique

Malgré un casting plein de talent et un sujet prometteur traité de façon émouvante, Les anarchistes laisse derrière lui un certain gout d’inachevé. Ce sentiment est en partie la faute à un décalage entre son scénario qui tente de capter un esprit plein de violence et sa mise en scène éthérée et bien trop sage.

Moonwalkers, un film d’Antoine Bardou-Jacquet: Critique

Plutôt que prendre au sérieux son pitch, le film joue avec l’esprit psychédélique de l’ère hippie à travers une direction artistique, et notamment des costumes criards et des décorations ultra-kitsch, mais aussi des scènes de trips sous acide, qui sont toutes de pures réussites visuelles et comiques.

Le Fils de Saul, un film de László Nemes : Critique

L'ambiance est écrasante et mortifère, les chances d'en sortir indemnes semblent invraisemblables, et pourtant il s'agit d'un moment de cinéma fascinant. Jamais l’horreur de la Shoah n'avait semblé aussi palpable qu'à travers cette étonnante mise en scène subjective qui, finalement, n'en montre que très peu.

Le Dernier Chasseur de Sorcières, un film de Breck Eisner – Critique

Les effets spéciaux tape-à-l’œil et le scénario crétin s'accordent parfaitement à l'image que renvoie Vin Diesel, celle d'un bovin vantard. C'est presque paradoxal de constater qu'un film puisse à ce point sombrer dans la ringardise alors qu'il ne fait rien d'autre que cumuler les poncifs du cinéma d'action moderne et les recettes des derniers grands succès d'héroic-fantasy.

Le rapprochement des cinémas politiques et de genre

Made In france et Les Cowboys sont deux films qui réussissent à tenir un discours politique autour d'un même thème, celui de l'endoctrinement de jeunes français pour la guerre sainte islamiste, en utilisant les codes du thiller pour l'un, du western pour l'autre. En quoi ce choix de faire du cinéma de genre est-il plus efficace que la chronique sociale mélodramatique pour mettre en lumière les failles de notre sociétés?

News: Mise en ligne du programme du PIFFF

Comme le veut la tradition, le festival va débuter et se clôturer sur deux films (hors-compétition) très attendus : Scream Girl, déjà présenter comme étant, au genre du slasher, ce que Last Action Hero fut aux films d’action, soit une mise en abyme métafilmique, et Green Room, un thriller ultra-violent opposant une bande de skinheads et un groupe de punks.

Made in France, un film de Nicolas Boukhrief: Critique

Grâce à un scénario dépourvu de jugement moral, à une mise en scène soignée et à un casting des plus convaincants, Made In France réussit à nous immerger dans une course contre la mort ultra-nerveuse et surtout à imposer une réflexion anti-manichéenne sur les ennemis de la civilisation occidentale.

Newsletter

À ne pas manquer

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.